Oman

Oman: un ex-ministre condamné à trois ans de prison pour corruption

Le sultan Kabous a procédé, en février 2012, à un important remaniement ministériel, écartant notamment des ministres accusés de corruption.
Le sultan Kabous a procédé, en février 2012, à un important remaniement ministériel, écartant notamment des ministres accusés de corruption. Reuters/Fadi Al-Assaad
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un ancien ministre du sultanat d'Oman a été condamné à trois ans de prison et à une forte amende pour corruption. Une affaire sans précédent dans ce petit pays du Golfe. A la suite des événements du printemps arabe en 2011, les autorités omanaises avaient promis de sévir contre cette pratique.

Publicité

L'ancien ministre du Commerce a été jugé coupable par un tribunal de Mascate pour avoir accepté une commission pour attribuer un marché public, celui de la première phase d'extension de l'aéroport international de Mascate, selon le quotidien Oman Observer. Mohammed Ben Nasser al-Khusaïbi a été condamné à trois ans de prison et deux millions de dollars d’amende.

En 2011, la vague de protestation traverse les pays arabes. Les peuples réclament plus de liberté, plus de justice sociale. Mais dans le paisible sultanat d’Oman, où le niveau de vie est très élevé, la population a une seule revendication : la lutte contre la corruption.

Des manifestations sont organisées dans plusieurs villes. La population l’exige des autorités : elles doivent sévir contre les malversations qui gangrènent le pays.

Le sultan Kabous répond à l’appel du peuple : il s’engage personnellement à mener bataille contre la corruption. Il a procédé en février 2012 à un important remaniement ministériel, écartant notamment des ministres accusés de corruption.

Depuis, la justice omanaise est passée à l’acte à plusieurs reprises. Des dirigeants d’entreprises publiques, privées, des hommes d’affaires tombent, les un après les autres. Des peines de prison très sévères sont prononcées : jusqu’à dix-huit ans de réclusion.

Mais en trois ans de lutte anticorruption, c’est la première fois qu’un haut fonctionnaire de l’Etat est épinglé.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail