EGYPTE

Election présidentielle en Egypte: les Salafistes, soutiens d’al-Sissi

Amr El Meky, un cadre du parti salafiste al-Nour, « la lumière » en arabe, qui soutient la candidature d’Abdel Fatah Al Sissi.
Amr El Meky, un cadre du parti salafiste al-Nour, « la lumière » en arabe, qui soutient la candidature d’Abdel Fatah Al Sissi. RFI/Nicolas Falez
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Lundi et mardi les Egyptiens voteront pour élire leur président. Moins d’un an après la chute de l’islamiste Mohammed Morsi, chassé du pouvoir par la rue et par l’armée. Aujourd’hui, c’est un ex-militaire qui semble assuré de l’emporter, Abdel Fattah al-Sissi qui incarne la répression contre les Frères Musulmans, désormais classés « organisation terroriste » en Egypte. Mais d’autres islamistes, les Salafistes, ont eux décidé de soutenir la candidature d’Abdel Fattah al-Sissi.

Publicité

Avec notre envoyé spécial à Alexandrie, Nicolas Falez

En costume cravate, il nous reçoit dans son bureau de dirigeant d’une société d’informatique. C’est la barbe fournie, sans moustache, qui révèle le positionnement religieux et politique d’Amr el Meky, un cadre du parti salafiste al-Nour, « la lumière » en arabe, qui soutient la candidature d’Abdel Fatah al Sissi.

« C’est le seul choix aujourd’hui car il sait comment fonctionnent les institutions gouvernementales. Et nous sentons bien qu’il y a un consensus autour de cet homme. Et troisième chose : il a fait un excellent travail à la tête de l’armée. Aujourd’hui, nous voyons qui a les clés pour faire démarrer la voiture, avancer et ensuite nous pourrons changer. »

→ A (RE) LIRE : Abdel Fattah al-Sissi pas encore président, mais déjà patron en Egypte

Si l’Egypte d’aujourd’hui est une voiture, alors les Frères Musulmans ne sont pas les bienvenus à bord. Amr el Meky, le salafiste, estime que la confrérie a commis une erreur, l’an passé, en essayant de s’accrocher au pouvoir.

« Nous nous sommes placés au centre. Nous avons tenté de mettre fin à la polarisation. Et quand nous avons échoué, je suis désolé de le dire, mais c’est à cause de ceux dont l’idéologie est la plus proche de la notre : les Frères Musulmans. Ils ont refusé la réconciliation, à de nombreuses reprises. »

Après la présidentielle, les salafistes entendent bien présenter des candidats aux élections législatives.

Abdel Fattah al-Sissi est un ex-militaire,partisan de la manière forte contre les Frères Musulmans. Mais, il inquiète aussi ces jeunes révolutionnaires qui ont été à la pointe des différents épisodes de contestations ces dernières années en Egypte.

Reportage à Alexandrie avec les jeunes révolutionnaires égyptiens

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail