Egypte

Libération d’un policier condamné pour la mort de 37 islamistes

Dans les rues du Caire, un portrait géant d'Abdel Fattah al-Sissi qui a été proclamé officiellement président le 3 juin 2014.
Dans les rues du Caire, un portrait géant d'Abdel Fattah al-Sissi qui a été proclamé officiellement président le 3 juin 2014. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Encore une décision controversée de la part de la justice égyptienne. Une cour d'appel du Caire a annulé la condamnation d'un policier. Il avait écopé de dix ans de prison pour la mort de 37 prisonniers islamistes. Ces partisans de l'ancien président Morsi avaient été asphyxiés par des gaz lacrymogènes lancés à l'intérieur d'un fourgon de police dont les portes étaient closes.

Publicité

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

La sentence de la cour d’assises prononcée à la mi-mars était la première peine de prison infligée à un policier depuis la destitution du président Frère musulman Mohamed Morsi en juillet.

La cour d’appel a renvoyé le dossier devant le parquet général pour « complément d’enquête » dans l’accusation de « négligence grave ayant provoqué la mort de détenus ». Conformément à la législation égyptienne, le policier est libre jusqu’à son nouveau procès.

Un jugement qui ne peut que provoquer la colère des organisations de défense des droits de l’homme. Des organisations qui dénoncent le fait que les tribunaux sont extrêmement sévères quand il s’agit d’opposants ou de militants contestataires alors que ces mêmes tribunaux sont très cléments quand il s’agit des forces de l’ordre.

Sur les médias sociaux, les militants révolutionnaires vont plus loin. Ils estiment que l’Egypte est redevenue un Etat policier comme du temps du président déchu Hosni Moubarak. → A (RE) LIRE : Egypte: un policier condamné pour 37 «homicides involontaires»

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail