Irak

Irak: l'université de Ramadi attaquée par l'EIIL

Vue générale de Ramadi, le 17 mai 2014.
Vue générale de Ramadi, le 17 mai 2014. REUTERS/Stringer

En Irak, les forces de sécurité ont lancé, samedi 7 juin, un assaut contre l'université de Ramadi, à 100 kilomètres à l'ouest de Bagdad. Dans la matinée, des jihadistes se sont emparés du batîment et ont pris en otages des étudiants et des membres du personnel. Environ 1 000 étudiants ont réussi à s'enfuir avant l'assaut des militaires irakiens. Par ailleurs, des heurts entre jihadistes et policiers ont fait 59 morts à Mossoul.

Publicité

Pour l'instant, on ignore combien d'étudiants restent encore à l'intérieur de l'université de Ramadi en Irak. Selon l'un entre eux, contacté par une agence de presse, les jihadistes auraient enfermé les étudiants dans les dortoirs. Du coup, c'est la panique parmi les étudiants et notamment les chiites. Car les assaillants appartiennent aux sunnites qui combattent le gouvernement du Premier ministre, Nouri al-Maliki, chiite lui aussi.

Plusieurs gardiens ont été tués alors que les jihadistes, des combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), ont pénétré dans le bâtiment. L'attaque d'aujourd'hui illustre une nouvelle fois l'impuissance des autorités qui ne parviennent pas à rétablir le contrôle de la ville. Depuis janvier, les insurgés occupent plusieurs quartiers de Ramadi, où se trouve l'université.

Près de 500 000 Irakiens ont fui

Les violences dans la province d'Al-Anbar ont commencé à la fin de l'année 2013. Les forces de sécurités irakiennes avaient alors démantelé un camp de protestation anti-gouvernemental près de Ramadi. Près de 500 000 Irakiens ont déjà fui les combats dans cette province, ce qui en fait le plus important mouvement de population de ces dernières années dans le pays.

Par ailleurs, ce samedi 7 juin, de très violents combats ont opposé à Mossoul pour le deuxième jour consécutif la police irakienne et là encore des jihadistes du groupe l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Les combats aurait fait près de 60 morts. « Au moins 21 policiers ont été tués » a indiqué une source de sécurité. Au total, ce sont plus de 4 300 personnes qui sont mortes depuis le début de 2014 ; dont plus de 900 pour le seul mois de mai.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail