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Liban

Liban: les combats se poursuivent à Ersal

Une famille fuit les combats entre l'armée libanaise et les extrémistes venant de Syrie, à Ersal, ce dimanche 3 août 2014, dans le nord-est du Liban, lors de la plus grande incursion de combattants de Syrie au Liban depuis le début de la guerre en 2011.
Une famille fuit les combats entre l'armée libanaise et les extrémistes venant de Syrie, à Ersal, ce dimanche 3 août 2014, dans le nord-est du Liban, lors de la plus grande incursion de combattants de Syrie au Liban depuis le début de la guerre en 2011. REUTERS/Ahmad Shalha
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Ersal, dans le nord-est du Liban, l’armée libanaise progresse, ce lundi 4 août, et reprend ses positions aux islamistes venus de Syrie. Les tirs d’artillerie se poursuivent. Seize soldats et des dizaines de combattants extrémistes sont morts depuis ce samedi, début des combats. La Syrie a par ailleurs exprimé son soutien aux militaires libanais.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Les affrontements entre l’armée libanaise et les combattants islamistes venus de Syrie durent depuis ce samedi 2 août, à Ersal, dans le nord-est du Liban. Ils ont éclaté à la suite de l’arrestation, à un barrage, par l'armée libanaise, d'Imad Ahmad Joumaa, soupçonné d'être un des chefs du Front al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda.

Mais pour le général Jean Kahwaji, l'incursion des islamistes n'est pas une réponse à l'arrestation de Joumaa, mais a été au contraire longuement et soigneusement préparée.

Le chef de l’armée libanaise a parlé d’un plan dangereux qui consistait à reproduire au Liban les scénarios syriens et irakiens. Le général Jean Kahwaji a ainsi déclaré que des extrémistes syriens et d’autres nationalités projetaient d’attaquer par surprise les positions militaires. Il a réaffirmé aussi la détermination de l’armée à empêcher la propagation de la guerre syrienne au Liban.

Plusieurs postes attaqués

Les faits, sur le terrain, semblent lui donner raison. Les rebelles islamistes ont attaqué simultanément plusieurs postes de l’armée autour de Ersal et à la frontière libano-syrienne, samedi et dimanche. Ils ont occupé une caserne et tenté de prendre une colline stratégique pour couper les lignes de ravitaillement de l’armée. Ils ont enfin pris le contrôle de la ville d’Ersal, pour un temps du moins. Près de 3 000 combattants ont participé à ces attaques.

Mais la contre-offensive rapide et violente de l’armée semble les avoir pris de court. En quelques heures seulement, hier, ils ont perdu la plupart des positions qu’ils occupaient au prix, il est vrai, de pertes importantes dans les rangs de l’armée - seize soldats morts, au dernier bilan.

Il s'agit des violences les plus graves dans cette zone du nord-est du Liban depuis le début, en mars 2011, du conflit en Syrie.

Damas, de son côté, a apporté son soutien, ce lundi, à l’armée libanaise, par son ministère des Affaires étrangères. « Les crimes et agressions terroristes menés à Ersal et ses environs contre les civils et les positions de l'armée libanaise, nécessitent de fournir une aide et un soutien à l'armée libanaise dans son combat contre le terrorisme takfiri [sunnites extrémistes] », a-t-il déclaré. « La Syrie dénonce les agressions terroristes planifiées [...] menées par les groupes terroristes, [avec] à leur tête les branches d'al-Qaïda, l'Etat islamique et le Front al-Nosra, visant la sécurité et la stabilité au Liban frère », a conclu le ministère.

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