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Irak

Le calvaire des minorités religieuses d'Irak

Réfugiés de la minorité yézidie, le 7 août, dans la province de Dohuk.
Réfugiés de la minorité yézidie, le 7 août, dans la province de Dohuk. REUTERS/Ari Jalal
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Depuis le début de la semaine, la Turquie accueille sur son territoire des membres de la communauté yézidie, cette minorité religieuse qui vivait en nombre à Sinjar, une ville au nord-ouest de l’Irak. Les Yézidis ont fui, samedi dernier, leur capitale, envahie par les combattants de l’Etat islamique, qui considèrent leur culte comme satanique pour la montagne où de nombreux membres sont morts de faim. Mais certains ont rejoint la ville de Silopi en Turquie, tout près de la frontière irakienne.

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Ils sont 700 Yézidis dans le camp de Silopi à avoir fui Sinjar et sa région, prise il y a une semaine par les combattants de l’Etat islamique. Après un périple à travers les montagnes, ils ont rejoint la Turquie grâce à un couloir humanitaire mis en place par les forces kurdes de Syrie, qui luttent désormais aux côtés des kurdes d’Irak.

Najah Hassan a fui l’enfer des montagnes de Sinjar il y a quatre jours : « Les bombardements continuent là-bas nous étions dans la montagne. Ce sont les kurdes syriens qui nous ont libérés. C’était très dangereux, beaucoup de gens sont morts, des enfants, des femmes, des filles. Et, encore maintenant, ils restent des gens dans la montagne. »

La communauté internationale s’est émue du sort des Yézidis, mais, dans le camp, géré par la municipalité, kurde de Silopi, Kheiri Ghabane, les traits fatigués, désespère de l’aide internationale : « Nous avons abandonné notre maison, voilà comment nous sommes arrivés, sans rien. Tout ce qu’on veut c’est qu’on nous aide à partir d’ici. Ce n’est plus notre place. Nous ne pouvons plus vivre avec les Arabes. Un enfant de 4 ans, ils lui ont coupé la tête comme à un poulet. Nos femmes, notre honneur, on a tout perdu. »

Chaque jour, ils sont encore des dizaines à rejoindre ce camp après avoir fui leur pays.


En Egypte, les journaux évoquent le sort des minorités religieuses d'Irak

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

« 2000 ans d’histoire vont être effacés à cause de la lâcheté de l’Occident ». C’est le titre que consacre le journal libanais L’Orient-Le Jour à l’interview d’un spécialiste des chrétiens de Mésopotamie. Ephraïm Youssef y accuse l’Occident, Américains en tête, d’avoir fermé les yeux après la chute de Mossoul entre les mains des jihadistes de l’Etat islamique. « Hommage aux chrétiens d’Irak » est le titre d’un dossier consacré par le journal An-Nahar au rôle crucial des chrétiens d’Orient dans le développement politique et culturel du monde arabe.

Sous le titre « Les minorité religieuses payent deux fois le prix de leur citoyenneté » le quotidien panarabe Asharq al-Awsatt publie un reportage sur les chrétiens, Yézidis, Sabéens et Chabak qui constituaient 10% des Irakiens « et qui aujourd’hui sont menacés d’extinction ». Un reportage, où les intéressés expliquent qu’ils vivaient mieux avant l’occupation américaine en 2003 puisqu’ils étaient égaux dans l’injustice subie par tous les Irakiens. La presse égyptienne indique enfin que l’évêque chaldéen du Caire a demandé au président Sissi d’offrir l’asile à des chrétiens d’Irak.

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