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Egypte

Plus de la moitié des jeunes Egyptiens sont pauvres

Les jeunes Egyptiens sont fortement touchés par le chômage.
Les jeunes Egyptiens sont fortement touchés par le chômage. REUTERS/Asmaa Waguih
Texte par : Alexandre Buccianti
3 mn

Ils ont fait deux révolutions et renversé deux présidents pourtant ils restent la « génération perdue ». Les jeunes Egyptiens de 18 à 29 ans ne vont pas très fort selon le dernier rapport de l’organisme égyptien des statistiques pour 2013. Souvent sans emploi, ils vivent avec très peu et leur santé est fragile.

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Avec notre correspondant au Caire,

Les jeunes Egyptiens, qui constituent le quart d'une population de 87 millions d’habitants, sont pauvres pour plus de la moitié d’entre eux. 28% des jeunes vivent avec moins de deux dollars par jour et 24% avec un peu plus que deux dollars. Cela fait très peu même si le pain et certaines denrées essentielles sont subventionnés en Egypte. La cause principale de cette pauvreté est le chômage qui frappe 29% des jeunes. Dans les faits, il y en a beaucoup plus car les statistiques ne prennent pas en considération les quelque 3 millions étudiants et conscrits. Et même ceux qui travaillent vivent difficilement car près de la moitié ont des emplois éphémères.

Des jeunes à la santé fragile

Le quart des jeunes Egyptiens est fumeur. La bilharziose continue à faire des ravages en milieu rural et l’hépatite C en milieu urbain. Comme seuls 33% des jeunes qui travaillent sont assurés socialement et médicalement, les autres doivent se soigner à leurs frais alors qu’ils sont déjà pauvres. Quant au mariage il est tardif et dans le tiers des cas il finit par un divorce. Le divorce chez les jeunes couples est trois fois supérieur à la moyenne nationale.

Un ras-le-bol peu exprimé

Les jeunes pourront exprimer leur ras-le-bol lors des législatives prévues d’ici la fin de l’année puisqu’en Egypte on peut automatiquement voter dès que l’on a eu 18 ans. Malgré ce droit de vote acquis après le renversement d’Hosni Moubarak, les jeunes sont la catégorie d’âge qui a le moins voté dans les sept scrutins qui se sont déroulés depuis mars 2011. Moins de 30% contre une moyenne nationale de participation de près de 40%. Résultat, les candidats ne s’intéressent qu’accessoirement aux jeunes. Il est vrai que la nouvelle Constitution prévoit des quotas de jeunes dans les assemblées locales. Reste à voir s’ils n’y seront pas réduits au rôle de simples figurants.

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