Irak

Le bourreau de James Foley était probablement britannique

Le journaliste James Foley à Tripoli, LE 18 mai 2011. Il avait été kidnappé le 22 novembre 2012.
Le journaliste James Foley à Tripoli, LE 18 mai 2011. Il avait été kidnappé le 22 novembre 2012. REUTERS/Louafi Larbi

Après la revendication par l’État islamique de la décapitation du journaliste James Foley, enlevé en 2012 en Syrie, hier soir, mercredi, le Pentagone a indiqué que les Etats-Unis ont tenté en vain cet été de secourir des otages américains détenus par les jihadistes. Le Premier ministre britannique David Cameron a lui fait part de son effroi. L'exécution aurait été réalisée par un Britannique. Le bourreau a en tout cas un accent britannique.

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Avec notre correspondant à Londres, Eric Albert

En choisissant un Britannique pour décapiter l’Américain James Foley, l’État islamique (EI) voulait probablement provoquer l’émotion. Et c’est réussi. Sur la vidéo, le visage du bourreau est masqué, mais son accent est celui de la banlieue londonienne. L’homme n’a pas été officiellement identifié, mais selon un ancien otage en Syrie, contacté par le Guardian, il serait le leader de deux autres combattants britanniques en Syrie. Ensemble, ils agiraient en tant que gardiens des otages étrangers qui sont détenus à Racca, une place forte de l’État islamique en Syrie.

Cette vidéo vient rappeler que près de 500 Britanniques combattraient actuellement en Syrie et en Irak dans les rangs de l’État islamique. Le gouvernement britannique craint qu’en rentrant en Grande-Bretagne, ces jeunes ne mettent en place des cellules terroristes. Preuve que les événements en ce moment en Irak peuvent avoir une conséquence directe en Europe.

Les Etats-Unis ont tenté de secourir James Foley

Hier soir, mercredi, le Pentagone a indiqué que les forces américaines avait récemment tenté de libérer James Foley ainsi que d'autres otages américains retenus en Syrie par l'Etat islamique. En vain. Cette mission secrète s'est déroulée cet été et s'est soldée par un échec après une fusillade avec les jihadistes, les otages ne se trouvant pas à l'endroit supposé, ont déclaré des responsables américains.

Par ailleurs, Philip Balboni, le directeur général du site d'informations GlobalPost, pour
lequel James Foley a travaillé en Libye puis en Syrie, a indiqué que les jihadistes avaient prévenu la famille du journaliste après le début des frappes en Irak qu'il serait tué.

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