Yémen

Yémen: les partisans de la rébellion chiite se mobilisent à nouveau

Un partisan de la rébellion Ansaruallah lors d'une manifestation à Sanaa, le 3 septembre 2014.
Un partisan de la rébellion Ansaruallah lors d'une manifestation à Sanaa, le 3 septembre 2014. REUTERS/Khaled Abdullah

Au Yémen, les opposants ont relancé leur mouvement de contestation après que la rébellion d'Ansaruallah a jugé insuffisantes les concessions du président Abd Rabbo Mansour Hadi sur la nomination d'un nouveau Premier ministre et la baisse des prix du carburant.

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A Sanaa, la capitale, les partisans de la rébellion chiite ont installé des tentes non loin des ministères de l'Intérieur, de l'Electricité et des Télécommunications. Face à des policiers anti-émeutes, ils ont une nouvelle fois crié leur colère.

Depuis des semaines, des milliers de partisans des rebelles, armés ou non, sillonnent la capitale. Menés par leur chef, Abdel Malek al-Houthi, ils sont intraitables. Le président Hadi a pourtant accédé à une partie de leurs demandes. Il a annoncé son intention de désigner un nouveau Premier ministre et de revoir à la baisse (30%) une récente hausse des prix du carburant.

Série de demandes

Malgré cela, les manifestations ont continué. Mercredi et vendredi dernier, des dizaines de milliers de personnes avaient défilé dans les rues de la capitale. Ils ont coupé la route menant à l'aéroport international, en utilisant des blocs de ciment. Selon une source proche du président Hadi, les rebelles ont présenté une série de demandes dont une lutte réelle contre la corruption et la destitution des chefs du service de sécurité nationale et des Renseignements. Ils exigent aussi d'être « consultés pour le choix du prochain Premier ministre et les nominations à la tête des ministères clés ».
 

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