IRAN

Iran: l’ayatollah Khamenei dit avoir refusé de coopérer avec les Etats-Unis

L'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien.
L'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien. REUTERS/Photo d'archives

Après plusieurs jours de rumeurs sur son éventuelle participation à la conférence internationale sur la sécurité en Irak, l'Iran n'a finalement pas été invité à Paris. Washington s'y est opposé en raison notamment de l'implication de la République islamique en Syrie et ailleurs. L'Iran a annoncé ce lundi par la voix de l'ayatollah Khamenei, avoir rejeté une demande de coopération des Etats-Unis pour lutter contre l'organisation Etat islamique.

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Alors que s’est tenue à Paris la conférence internationale pour lutter contre les jihadistes à laquelle l’Iran n’a pas été invité, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré lundi que l’Iran avait rejeté une demande américaine de coopération contre les jihadistes de l’Etat islamique. 

Dès les premiers jours de l'offensive des jihadistes, « Les Etats-Unis via leur ambassadeur en Irak ont demandé une coopération contre Daesh. Alors que certains responsables n'y étaient pas hostiles, j'ai refusé car les Américains ont les mains souillées », a déclaré l'ayatollah Khamenei. Il a ajouté que « le secrétaire d'Etat américain John Kerry a également demandé personnellement au chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif et il a refusé ». Il a accusé les Etats-Unis de chercher un prétexte pour maintenir leurs forces militaires dans la région, mais aussi de mener des bombardements en Irak et en Syrie, comme ils le font déjà au Pakistan sans l’autorisation des gouvernements en place.

L’Iran, qui est le principal soutien de la Syrie et de l’Irak, a apporté une aide humanitaire et militaire à l’Irak et aux Kurdes irakiens dès le début de l’offensive des jihadistes. Le pays soutient aussi à bout de bras le régime du président syrien Bachar el-Assad. L’Iran rejette l’alliance internationale en affirmant que certains pays membres de l’alliance, notamment l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, ont directement aidé les jihadistes de l’Etat islamique et du Front al-Nosra en Syrie. Selon Téhéran, l’aide des Etats-Unis et de certains pays européens a également renforcé les jihadistes qui ont attaqué l’Irak depuis les zones qu’ils contrôlent en Syrie.

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