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Irak / EI

Lutte contre le groupe EI: Bagdad tente de rallier les tribus sunnites

Les forces de sécurité irakiennes peinent à freiner l'avance des combattants de l'EI, alliés aux insurgés sunnites irakiens. Diyala, le 22 juin 2014.
Les forces de sécurité irakiennes peinent à freiner l'avance des combattants de l'EI, alliés aux insurgés sunnites irakiens. Diyala, le 22 juin 2014. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que les Américains poursuivent leurs frappes pour tenter d'affaiblir les jihadistes du mouvement de l'Etat Islamique (EI), le nouveau gouvernement irakien de Haïdar al-Abadi essaie de convaincre les tribus sunnites de se soulever contre l'organisation, de fragiliser le soutien que certaines populations ont pu apporter aux jihadistes. Certaines tribus sunnites se sont ralliées à l'armée irakienne. Mais pour accentuer cette tendance, il faut une réponse politique. 

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C'est après le départ de Nouri al-Maliki, le mois dernier, que d'importantes tribus sunnites de l'Ouest irakien ont annoncé qu'elles prenaient les armes contre l'Etat islamique. Depuis, des opérations conjointes avec l'armée irakienne ont été menées dans la province sunnite d'al-Anbar. Une coopération inédite depuis la « sahwa », ce soulèvement sunnite contre al-Qaïda encouragé par les Américains en 2007.

Les Américains qui poussent aujourd'hui le nouveau Premier ministre Haïdar al-Abadi à faire les concessions nécessaires pour rallier les sunnites dont les revendications sont bien connues.

Selon Hamid Nasser, chercheur à Bagdad pour l'International Crisis Group (ICG), il faudrait « donner plus de prérogatives au gouvernorat sunnite al-Anbar, à Tikrit et à Mossoul, une sorte d’autonomie de décentralistation. Il y a la pression de la communauté internationale sur l’intégration des sunnites au gouvernement pour que les sunnites essaient de se faire former par les Etats-Unis dans leur gouvernorat, pour se battre contre l’Etat islamique ».

Haïdar al-Abadi semble plus conciliant que son prédécesseur al-Maliki. Il a soumis mardi au Parlement le nom de Jaber el-Jabri, un sunnite, au poste ultrasensible de ministre de la Défense, mais cette nomination a été rejetée par les députés.

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