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Syrie

Syrie: la Coalition veut des armes pour lutter contre Bachar et EI

Combattant de l'ASL à Alep, le 16 février 2014.
Combattant de l'ASL à Alep, le 16 février 2014. REUTERS/Hosam Katan
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les Etats-Unis ont lancé pour la première fois des frappes en Syrie, contre les positions de l’Etat islamique dans la ville de Raqqa. Ces frappes étaient demandées de longue date par l’opposition syrienne modérée dont les représentants sont en ce moment à New York pour rencontrer des responsables politiques en marge de l'assemblée générale des Nations unies et demander davantage de soutien.

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Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour et notre envoyée spéciale, Anne Corpet

Les frappes américaines en Syrie qui ont débuté dans la nuit de lundi à mardi permettent à la Coalition syrienne de revenir au premier plan. Le chef de l’opposition modéré Hadi al-Bahra, qui a fait le déplacement à New York, veut maintenant voir se concrétiser les promesses américaines de livrer des armes pour permettre aux rebelles de l’ASL d’être les troupes au sol que les USA ne veulent pas envoyer. « Cette bataille ne peut pas être gagnée seulement par des frappes aériennes, explique t-il. Nous combattons déjà l’Etat islamique et nous avons eu des succès mais nous avons besoin d’aide, d’entraînement et d’armes plus sophistiquées. Nos forces sont le meilleur moyen d’éviter d’avoir des troupes américaines ou étrangères au sol en Syrie dont personne ne veut ».

Hadi al-Bahra veut aussi que les frappes soient étendues à l’armée syrienne de Bachar El-Assad, la vraie cause du chaos syrien. « Le régime Assad est la vrai cause de l’extrémisme. Il doit être défait tout tout autant que l’Etat islamique ». La Coalition syrienne demande une zone d'exclusion aérienne pour protéger ses positions dans la région d'Alep et y installer un centre de commandement militaire unifié et le siège de son gouvernement.

Faire pression sur l'Iran

L’Iran est presque considéré comme un « partenaire » pour lutter contre l’organisation terroriste Etat islamique. C'est le mot employé le secrétaire d’Etat américain John Kerry vendredi et ce mardi après-midi, François Hollande doit s’entretenir avec le président iranien. Mais hier soir, à New York, le président de la coalition syrienne a mis en garde la communauté internationale contre tout rapprochement trop rapide avec Téhéran. L’Iran a rappelé Hadi al-Bahra, est le plus proche allié de Bachar Al Assad.

« La communauté internationale doit mettre la pression sur l’Iran pour qu’il cesse de participer aux tueries contre le peuple syrien, pour qu’il cesse de participer aux crimes contre l’humanité perpétrés en Syrie, a martelé le président de la coalition nationale syrienne. Les conseillers militaires aux côtés de Bachar al-Assad sont Iraniens, des gardes révolutionnaires iraniens conseillent le président syrien, des miliciens et des volontaires viennent d’Iran pour tuer des Syriens aux côtés des hommes de Bachar. L’Iran doit cesser de jouer ce rôle négatif en Syrie ; l’Iran doit cesser de participer aux tueries en Syrie. L’Iran ne peut pas se présenter comme un intermédiaire pour construire la paix. Il a clairement pris partie pour le régime d’Assad : c’est un allié du régime, il participe en ce moment au massacre du peuple syrien ».

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