Nucléaire iranien

Nucléaire iranien: huit jours de discussions et peu d’avancées

Le président iranien Hassan Rohani, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU pendant les pourparlers sur le nucléaire. New York, le 26 septembre 2014.
Le président iranien Hassan Rohani, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU pendant les pourparlers sur le nucléaire. New York, le 26 septembre 2014. REUTERS/Adrees Latif

Huit jours de négociations sans relâche à New York et toujours pas d'accord définitif sur le nucléaire iranien et son programme controversé que les grandes puissances veulent limiter à un usage civil. Des discussions qui se sont déroulées en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, et il n’y a pas beaucoup d'avancées.

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De notre envoyée spéciale à New York

Aucun pas décisif n’a été franchi, mais à huit semaines de la date butoir, Iraniens comme Occidentaux continuent de penser qu’un accord reste possible. « Les négociations ne sont pas un processus linéaire, nous pensons que nous pouvons réussir », a confié un responsable américain à l’issue de la deuxième rencontre entre le secrétaire d’Etat américain John Kerry, son homologue iranien Mohammad Javad Zarif et la représentante européenne Catherine Ashton.

« Beaucoup de travail a été réalisé cette semaine, beaucoup de points très techniques ont été abordés. La semaine a été utile, même si nous aurions pu avoir de meilleurs résultats », a commenté un diplomate français.

Côté iranien, seul le président s’est exprimé. Lors de sa conférence de presse, Hassan Rohani a déclaré que « les progrès ont été extrêmement lents », mais il s’est dit déterminé à poursuivre les discussions honnêtement et avec bonne foi. Les négociateurs ont travaillé de longues heures toute la semaine, des rencontres bilatérales et multilatérales ont eu lieu et les experts devaient se retrouver une dernière fois ce samedi pour des discussions techniques.

Les points de blocage

Pour les Iraniens, c’est toujours la question des sanctions et de la rapidité avec laquelle elles peuvent être levées qui est la question clé, tandis que pour les Occidentaux la difficulté principale porte sur la capacité d’enrichissement de la République islamique. « Le nombre de centrifugeuses, qui est au cœur du débat, ne devrait pas être une obsession », a cependant pondéré un diplomate français, avant d’ajouter : « Il faut être créatif. Nous attendons des réponses claires de l’Iran sur des points techniques très précis. » L’idée qui consiste à neutraliser les circuits qui relient les centrifugeuses entre elles a, semble-t-il, été évoquée. Ce sont des discussions très techniques, très complexes.

Il reste huit semaines avant la date butoir prévue pour la conclusion d’un accord et de nombreux points doivent être encore réglés. Mais sur le principe, toutes les parties évoquent la nécessité d’aboutir afin de ne pas rater une occasion que tous présentent comme historique.

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