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Front commun inédit des Kurdes d’Irak et de Syrie contre le groupe EI

Le leader kurde irakien, Massoud Barzani, à Erbil, le 5 septembre 2014.
Le leader kurde irakien, Massoud Barzani, à Erbil, le 5 septembre 2014. REUTERS/Maja Hitij/Pool
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C’est une évolution historique dans les relations entre Kurdes de Syrie et d’Irak. Hier soir, le Parlement de l’administration régionale autonome du Kurdistan irakien a, pour la première fois, reconnu les trois cantons autonomes kurdes de Syrie et adopté un protocole de coopération bilatérale qui comprend l’envoi immédiat d’armes à la ville assiégée de Kobane.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Invité personnel du président Massoud Barzani, le co-président du canton de Kobane, Salih Müslim, a assisté à Dohuk aux travaux du parlement régional d'Irak du nord qui ont entériné cette décision qui devrait, ou pourrait, changer le cours des événements en Syrie du nord, voire à plus long terme dans la sous-région.

La rivalité entre les deux hommes est ancienne. Elle empêchait notamment depuis près de deux ans la tenue d’un congrès régional inter-kurde dont l’organisation était sans cesse ajournée. « Mais aujourd’hui, les conditions ont changé, a commenté M. Müslim. Nous sommes attaqués et c’est notre survie en tant que Kurdes qui est en jeu », a-t-il encore dit.

Hache de guerre enterrée

Depuis longtemps, l’administration kurde aux mains de la famille Barzani, très proche d’Ankara, reprochait au président du Parti de l’unité démocratique (PYD) son manque de légitimité, mais surtout, de manière non dite, son affiliation quasi organique avec le PKK turc. Au début de l’été, le gouvernement régional kurde irakien avait même, comme la Turquie, scellé la frontière entre la Rojava syrienne et la Ninova irakienne pour empêcher les rebelles kurdes de venir en aide à leur frères syriens, estimant qu’ils devaient se défendre tout seuls.

La hache de guerre est désormais enterrée, et M. Barzani a même promis qu’il enverrait dans les 24 heures des armes à Kobane, « parachutées par avion si la Turquie refuse leur transit sur son territoire », a-t-il même dit.

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