Syrie / EI

Syrie: quand les frappes de la coalition profitent au régime de Damas

Des rebelles tentent d'échapper aux snipers des forces loyales au président el-Assad, dans la banlieue d’Alep, le 23 octobre 2014.
Des rebelles tentent d'échapper aux snipers des forces loyales au président el-Assad, dans la banlieue d’Alep, le 23 octobre 2014. REUTERS/Hosam Katan
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Selon des témoignages à Alep, les opérations de l’armée syrienne sont rendues possibles grâce à la coalition internationale menée par les Etats-Unis. En bombardant l’organisation Etat islamique, les Américains rendent indirectement service au régime de Damas qui, débarrassé de la menace jihadiste sur son sol, se consacre désormais à la reconquête des villes perdues depuis la révolution.

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L’armée de Bachar el-Assad continue de lâcher des barils d’explosifs sur la grande métropole du Nord de la Syrie. L’étau se resserre chaque jour un peu plus à Alep. L’Organisation syrienne des droits de l'homme (OSDH) affirme même qu’il y aurait une intensification des bombardements depuis 36 heures.

La population continue de subir les bombardements, mais selon Marwane Abou Fares, militant de l’opposition, ce qui inquiète le plus les habitants c’est que leur ville soit assiégée. « Le principal problème actuellement à Alep ce ne sont pas les bombardements. Les gens ont fini par s’habituer aux frappes par contre ils ont peur parce que le régime vient de fermer les routes qui conduisent à Alep ».

La crainte du siège

La fermeture des routes, autrement dit un état de siège, signifie le plus souvent mourir de faim pour les populations en Syrie. Et pour Marwane Abou Fares, les Américains et leur coalition antijihadistes sont en partie responsables de cette situation. « La coalition internationale bombarde les positions de l’organisation Etat islamique et pendant ce temps là, le régime avec son armement et ses avions peut faire ce qu’il veut. »

Avant le début des frappes américaines en Syrie, Washington avait assuré avoir mesuré tous les risques. Mais aujourd’hui les forces gouvernementales syriennes profitent clairement des frappes américaines contre le groupe Etat islamique dans l'est de la Syrie pour intensifier leurs opérations dans l'ouest contre des groupes rebelles pourtant soutenus par les Etats-Unis et leurs alliés.

Et jeudi soir, l'OSDH assurait que l'armée syrienne avait repris la ville de Morek dans le centre du pays.

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