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Egypte

Egypte: des tribunaux militaires pour juger les actes terroristes

Des forces de sécurité égyptiennes arrêtent un suspect lié à des attaques menées par des groupes islamistes dans le Sinaï, en août 2012.
Des forces de sécurité égyptiennes arrêtent un suspect lié à des attaques menées par des groupes islamistes dans le Sinaï, en août 2012. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le gouvernement égyptien a approuvé, samedi 25 octobre, un projet de loi en vertu duquel les tribunaux militaires statueront dans les affaires concernant les actes terroristes menaçant la sécurité et l’intégrité de la nation. Une décision prise au lendemain de l’attentat qui a coûté la vie à 30 militaires égyptiens.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Le projet de loi précise les actes terroristes qui relèveront des tribunaux militaires : attaque contre des établissements ou des membres de l’armée et de la police, destruction ou endommagement des infrastructures et propriétés publiques et toute atteinte aux routes et voies ferrées. L’objectif recherché, selon le gouvernement, est d’accélérer les procès en vue de réaliser une plus grande dissuasion.

Au-delà des attentats qui visent l’armée dans le Sinaï et la police dans la Vallée et le Delta, l’Egypte est le théâtre d’attentats contre des centrales électriques, des pylônes de haute tension et des chemins de fer.

Le projet de loi doit maintenant être soumis au Conseil d’Etat pour approbation puis à la Haute cour constitutionnelle qui statuera sur la validité de la loi. Il reviendra enfin au président Abdel Fattah al-Sissi, en l’absence d’un Parlement, d’adopter le décret-loi. Par le passé, de nombreuses ONG et militants des droits de l’homme s’étaient opposés au principe même du jugement de civils par la justice militaire.


 ■ ANALYSE : Qui sont les jihadistes responsables de l'attaque dans le Sinaï ?

C'est le groupe jihadiste Ansar Beit al-Maqdess qui a revendiqué l'attentat-suicide qui a fait 30 morts parmi des soldats égyptiens stationnés dans le Sinaï vendredi. Depuis, le président égyptien a instauré l'état d'urgence et un couvre-feu dans le nord de la péninsule désertique, bastion des jihadistes. Abdel Fattah al-Sissi en a fait une « cause nationale », accusant au passage « des soutiens de l'étranger » d'être responsables des attaques contre l'armée. Didier Monciaud, historien spécialiste de l'Egypte, rappelle que les groupes jihadistes du Sinaï ont de fait changé de cible depuis 2011.

Au départ, c'est plutôt un groupe censé intervenir sur la question palestinienne, [...] et puis très rapidement ça c'est tourné vers une confrontation avec l'Etat égyptien...

Didier Monciaud

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