Liban

Al-Nosra menace d'exécuter des soldats libanais retenus en otage

Samedi, l'armée avait délogé du centre historique de Tripoli des hommes armés libanais sunnites soupçonnés d'avoir fait allégeance à al-Nosra, au terme  de violents combats.
Samedi, l'armée avait délogé du centre historique de Tripoli des hommes armés libanais sunnites soupçonnés d'avoir fait allégeance à al-Nosra, au terme de violents combats. REUTERS/Stringer

Depuis quelques jours, dans la grande ville libanaise de Tripoli, l'armée affronte les jihadistes. Samedi, elle a délogé du centre historique des hommes armés sunnites soupçonnés d'avoir fait allégeance au Front al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda. Le bilan est lourd : six soldats tués, une vingtaine blessés, de nombreux morts dans les rangs jihadistes. Al-Nosra menace désormais d'assassiner les soldats libanais qu'elle retient en otage si l'armée ne met pas fin à son offensive.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

A peine l'armée avait-elle repris le contrôle des vieux souks de Tripoli que les groupes extrémistes exportaient la bataille dans d'autres quartiers de la ville. Les combats se déroulent dans le quartier sunnite densément peuplé de Bab el-Tebbaneh. Le crépitement des rafales et les explosion d'obus et de roquettes sont entendues dans toute la ville. Les civils fuient la zone de combats, à pied ou en voiture, alors que des hélicoptères survolent les quartiers chauds.

L'armée affronte aussi des extrémistes dans la ville de Minié, à quelques kilomètres plus au nord. Dans ces combats, la troupe utilise les canons de chars, l'artillerie de campagne de gros calibre et des hélicoptères, pour déloger les jihadistes retranchés dans des écoles et des mosquées. Ces combattants sont les partisans du cheikh Khaled Hoblos, un religieux radical, qui ne cache pas ses sympathies pour les thèses du groupe Etat islamique (EI).

Au cours des dernières heures, l'armée a progressé dans la localité de Bhenine, et s'est emparée de deux mosquées qui servaient de base de repli aux jihadistes. L'armée combat dans des conditions difficiles, dans des zones urbaines très peuplées, et sous la menace des jihadistes du Front al-Nosra de tuer les militaires qu'ils détiennent en captivité, si l'offensive contre les extrémistes se poursuit.

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