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Turquie / France

La Turquie inflexible sur une hausse de l’aide aux Kurdes syriens

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) a été reçu, vendredi 31 octobre à Paris, par son homologue français François Hollande, pour évoquer notamment la situation en Syrie.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) a été reçu, vendredi 31 octobre à Paris, par son homologue français François Hollande, pour évoquer notamment la situation en Syrie. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rencontré ce vendredi 31 octobre à Paris son homologue français, François Hollande. Un entretien dominé par la situation à Kobane, où l'armée américaine poursuit ses frappes contre les positions de l'organisation Etat islamique. Parallèlement à ces efforts militaires, les efforts diplomatiques se poursuivent pour obtenir de la Turquie, pays voisin de la Syrie, un engagement plus direct et plus important dans la lutte contre les jihadistes. A l'issue de l'entretien avec François Hollande, le président turc s'est montré inflexible : pas question pour la Turquie de s'engager davantage pour le moment en tous cas contre l'organisation Etat islamique.

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Recep Tayyip Erdogan a de nouveau posé ses conditions à un engagement direct de la Turquie dans la lutte contre les jihadistes de l’organisation de l'Etat islamique. Le chef de l’Etat turc demande la création d'une zone tampon à la frontière, la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne et une aide directe à l'Armée syrienne libre.

Pour le président turc, il faut frapper Bachar el-Assad autant qu'il faut frapper « Daech ». Recep Tayyip Erdogan est sur ce point sur la même ligne que celle adoptée par Paris. La France a ainsi accepté de frapper l’organisation de l'Etat islamique en Irak, mais pas en Syrie, par crainte d'aider indirectement le régime de Bachar el-Assad.

Erdogan reproche à la coalition internationale de se concentrer sur Kobane

Cette position de la Turquie n'est pas nouvelle. En revanche, Recep Tayyip Erdogan a critiqué sur un ton inhabituellement cassant l’obsession des Occidentaux pour la ville de Kobane. « Kobane n'est pas la seule ville visée par l'Etat islamique. Pourquoi ne pas frapper d'autres localités, pourquoi ne pas frapper d'autres zones en Syrie, alors qu'il ne reste à Kobane que quelques centaines de combattants ? On ne parle que de Kobane alors qu’il ne reste plus personne », a déclaré Recep Tayyip Erdogan.

Si le président turc a récemment entrouvert la frontière à un premier groupe de combattants de l'Armée syrienne libre et s’il s'apprête à le refaire pour un renfort de peshmergas irakiens, il n’a visiblement pas l'intention d'aller au-delà pour venir en aide à Kobane.

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