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Egypte

Egypte: huit homosexuels condamnés à 3 ans de prison

Les huit Egyptiens qui ont été condamnés à 8 ans de prison pour avoir célébré un faux mariage gay, le 1er novembre 2014, au Caire.
Les huit Egyptiens qui ont été condamnés à 8 ans de prison pour avoir célébré un faux mariage gay, le 1er novembre 2014, au Caire. AFP/STR
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Samedi 1er novembre fut une journée noire pour les militants de la cause LGBT. Huit homosexuels ont été condamnés pour avoir participé à un faux mariage gay organisé sur un bateau à l’occasion d’un anniversaire. Une vidéo de la soirée avait été diffusée sur les réseaux sociaux. Ils ont été condamnés à trois ans de prison ferme pour « diffusion d’images indécentes ». Pour les défenseurs des droits des homosexuels, c’est une preuve de plus que le pouvoir du président Sissi a mis en place une nouvelle vague de répression contre les gays.

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Avec notre correspondant au Caire, François Hume-Ferkatadji

L’affaire avait fait beaucoup de bruit dans les médias. La vidéo montrant la mise en scène d’un mariage gay avait été visionnée des milliers de fois sur internet. A l’issue d’une enquête de longue haleine, la police a mis la main sur huit participants de cette soirée.

Pour Dalia Abd el-Hameed, chef du programme des genres à l'Initiative égyptienne pour les droits personnels, leur condamnation est une preuve de plus de l’existence d’une nouvelle vague de répression contre les gays : « Ils sont accusés d’avoir "diffusé des contenus indécents" mais il n’y qu'un seul d'entre eux qui a avoué avoir mis en ligne la vidéo sur internet, donc nous ne comprenons pas pourquoi ils sont huit à avoir reçu la peine maximale pour ce chef d'accusation, à être condamné. Alors évidemment, il y a des craintes que ce verdict soit politisé. »

Dans les médias, il est usuel d’entendre que l’homosexualité est un héritage néfaste de la révolution de 2011. Pour Scott Long, militant chez Human Rights Watch, le pouvoir cherche à montrer son autorité et satisfaire l’opinion publique. « C'est une façon pour la police de rétablir leur crédibilité dans le pays, parce que personne n'aime la police depuis la révolution, affirme-t-il. C'est l'institution la plus détestée de l'ancien régime, et aujourd'hui cela leur permet de dire : « Nous faisons notre travail, nous défendons la morale dans notre pays." »

En Egypte, 80 personnes sont derrière les barreaux à cause de leur homosexualité.

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