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Irak

Irak: les tribus sunnites d'al-Anbar se disent abandonnées face à l'EI

Armée régulière irakienne et membres de tribus au coude à coude contre l'organisation Etat islamique près d'Haditha dans la province d'al-Anbar, le 26 octobre 2014.
Armée régulière irakienne et membres de tribus au coude à coude contre l'organisation Etat islamique près d'Haditha dans la province d'al-Anbar, le 26 octobre 2014. Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Cela fera bientôt trois mois que la coalition internationale anti-Etat islamique a commencé des frappes aériennes en Irak. Mais la région d’al-Anbar, la plus grande région d’Irak où la rébellion sunnite a pris les armes en janvier dernier, est toujours contrôlée à 85% par l’organisation de l’EI et les tribus rebelles. L’armée irakienne est à la peine, malgré des déclarations victorieuses.

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Avec notre correspondante à Amman, Angélique Ferat

Certaines tribus se disent prêtes à combattre EI mais le massacre par l’organisation terroriste de près de 500 membres de la tribu Albounimer témoigne de l’isolement de ces tribus. L’organisation de l‘Etat islamique a kidnappé plus de 1000 hommes et en a tués 500 dans cette tribu d’al-Anbar qui a combattu al-Qaïda en 2006 et 2007 aux côtés des Américains.

Depuis plusieurs mois elle combat l’EI mais seule et avec ses propres armes, explique Majid al-Gaoud, membre de la tribu Albounimer. « J’étais il y a une semaine en Irak, auprès de ma tribu, explique t-il. J’y ai trouvé une situation tragique. L'Etat irakien nous a laissé tomber. Non seulement ils ne nous ont pas donné d’armes, mais nous n’avons pas assez de nourritures, de médicaments ».

Aide aux milices chiites

Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a rencontré il y a deux semaines environ quelques personnalités sunnites d'al-Anbar en Jordanie. La réunion a été présentée comme un pas en avant pour lutter contre l’organisation terroriste et les tribus qui ont participé à la réunion ont demandé la création d’un groupe de 30 000 combattants pour contrer l’organisation de l’Etat islamique, équipés et entraînés par le gouvernement irakien.

Le Premier ministre irakien a donné son accord mais depuis, rien n'a bougé. « Depuis il n’y a rien eu, ni réponse, ni aide, explique à RFI Tareq Alboussi, sheikh de Falloujah. Ils n'ont pas été devant le Parlement pour avoir son accord. Et en parallèle, ils essaient d’envoyer à al-Anbar une milice chiite. Pourquoi ils leur font confiance et leur donnent des armes pour lutter à notre place ? Nous, nous voulons nous défendre nous-mêmes ».

Le gouvernement irakien a dépensé un milliard de dollars pour payer les milices chiites qui sont allées combattre autour de Bagdad.

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