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Israël/Territoires palestiniens

Israël: une commission d’enquête onusienne ravive les tensions

Vue sur Jérusalem, le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa, le 3 novembre.
Vue sur Jérusalem, le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa, le 3 novembre. REUTERS/Ammar Awad
Texte par : RFI Suivre
2 min

Un nouvel accroc vient tendre une nouvelle fois les relations entre Israël et l’ONU. Les Israéliens ont annoncé mercredi 12 novembre qu’ils ne coopéreraient pas avec la commission d’enquête onusienne sur la guerre à Gaza. Ils estiment que cette commission est partiale.

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Avec notre correspondante à Jérusalem, Murielle Paradon

« La commission du conseil des droits de l’homme de l’ONU n’est pas une commission d’enquête, mais une commission qui donne d’avance ses conclusions », affirme le ministère israélien des Affaires étrangères. C’est en ces termes qu’il explique le refus de son pays de coopérer avec cette instance chargée de faire la lumière sur les violations des lois humanitaires durant la guerre à Gaza.

En cause : le président de la commission, William Schabas, un juge canadien, accusé « d’hostilité obsessionnelle » envers Israël. Dès sa nomination, l’été dernier, il avait été très critiqué. Il y a un an William Schabas avait fait cette déclaration tonitruante : « Mon ambition est de traduire Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, devant la Cour pénale internationale. »

Il n’est donc pas étonnant que l’Etat hébreu refuse de coopérer. Mais Israël avait déjà boycotté la commission d’enquête de l’ONU mise en place en 2009 après l’opération Plomb durci à Gaza. Le rapport final accusait les Israéliens et des groupes armés palestiniens de « crimes de guerre », voire de « crimes contre l'humanité ».


200 nouveaux logements à Jérusalem-Est

La municipalité de Jérusalem vient d’approuver la construction de 200 nouveaux logements à Jérusalem-Est. Cette décision n’est qu’une première étape avant leur construction effective dans la colonie de Ramot. Mais elle fait suite à d’autres annonces similaires et elle intervient surtout dans un contexte très tendu, marqué par des attentats et des affrontements entre Palestiniens et Israéliens.

Or la poursuite de la colonisation est un des facteurs de tensions. Considérée comme illégale au niveau international, elle est vue comme un obstacle à la paix, car elle rend de plus en plus difficile la création d’un Etat palestinien viable, avec Jérusalem-Est comme capitale. Jérusalem-Est est la partie arabe de la ville occupée par Israël et qui fait l’objet de multiples projets de constructions. La gauche israélienne s’est alarmée de l’avancée de cette colonisation, qui pourrait causer, selon elle, de graves dégâts.

M. P.

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