Accéder au contenu principal
EI / Terrorisme

Groupe Etat islamique: peut-être deux Français parmi les bourreaux

Abu Abdallah al Faransi, Maxime de son vrai prénom, converti, originaire de Normandie, pourrait être l'un des bourreaux vus dans la vidéo publiée par l'organisation Etat islamique.
Abu Abdallah al Faransi, Maxime de son vrai prénom, converti, originaire de Normandie, pourrait être l'un des bourreaux vus dans la vidéo publiée par l'organisation Etat islamique. © DR

Dans la vidéo diffusée par le groupe Etat islamique dimanche 16 novembre, revendiquant l'exécution de l'otage américain Peter Kassig, l'organisation terroriste semble avoir choisi des bourreaux de nationalités différentes, notamment des Britanniques et très probablement deux Français. Le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve invite les jeunes à «ouvrir les yeux» sur la «barbarie».

Publicité

Parmi les bourreaux des otages tués par le groupe Etat islamique, il y aurait deux Français. Ce lundi 17 novembre au matin, le ministre de l’Intérieur confirme cette information et travaille sur le profil de l’un d’eux. Qui est cet homme ?

Ce Français, dont David Thomson, journaliste à RFI parlait dès ce dimanche sur RFI s’appelle, de son nom de guerre, Abu Abdallah al Faransi. Mais son vrai prénom, c’est Maxime. Ce converti à l’islam, âgé d’une vingtaine d’années, est originaire de Normandie.

Ce Français a rejoint l’organisation Etat islamique depuis un peu plus d’un an. Basé en Syrie, il s’est beaucoup affiché sur les réseaux sociaux, en particulier sur son profil Facebook, postant des photos de lui en armes, en Syrie. C’est d'ailleurs ce qui permet de l’identifier.

Ce matin, les soupçons pèsent toujours sur la présence d’un second Français dans cette vidéo. Les deux jihadistes apparaissent à visage découvert mais aussi d’autres jihadistes européens en cours d’identification formelle. Au sein du groupe Etat islamique, une source a expliqué à RFI que ces vidéos ont deux objectifs : recruter de nouveaux candidats au jihad, mais aussi terroriser leurs ennemis.

« Jihadi John » revient hanter la Grande-Bretagne

Parmi ces jihadistes, le meneur désormais célèbre et surnommé « Jihadi John » par la presse anglo-saxonne. Sans doute de nationalité britannique, il est l'auteur des cinq décapitations d'otages occidentaux du groupe Etat islamique et se caractérise par un anglais à fort accent des faubourgs de Londres.

Juste avant la publication de la vidéo, le journal Mail on Sunday venait justement de publier un article au titre vengeur, « On l'a eu », affirmant que l’extrémiste aurait été blessé il y a quelques jours dans des attaques aériennes américaines en Irak, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. L’homme, toujours vêtu de noir et masqué avec un étui de revolver en cuir sous le bras gauche, apparaît à plusieurs reprises. C’est lui qui, avec un accent britannique, annonce l’exécution de l’otage américain et menace le Royaume-Uni en prévenant David Cameron que l’organisation « commencera bientôt à massacrer vos citoyens dans vos rues ». C’est encore lui qui se tient au centre d’une rangée de militants qui s’apprêtent à décapiter plusieurs soldats syriens agenouillés devant eux.

Rien n’indique quand cette vidéo a été filmée et elle a pu l’être avant l’attaque menée par des avions américains mentionnée par le Mail on Sunday. Le raid aérien aurait visé une réunion de dirigeants du groupe Etat Islamique dans une ville irakienne près de la frontière syrienne le 8 novembre dernier. Le Mail cite une infirmière qui dit avoir soigné un homme appelé Jalman al-Britani, le nom de guerre de « Jihadi John ». L’homme, âgé entre 28 et 31 ans, aurait acquis, contrairement aux autres recrues occidentales, une position élevée au sein de l’organisation extrémiste. Le gouvernement de David Cameron assure tout faire pour traquer le jihadiste, qui reste pourtant insaisissable.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.