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Israël/Territoires palestiniens

Israël: escalade de la violence à Jérusalem

Selon la police, les deux Palestiniens, armés de haches et de couteaux, ont fait irruption dans la synagogue du quartier de Har Nof à Jérusalem-Ouest mardi 18 novembre au petit matin.
Selon la police, les deux Palestiniens, armés de haches et de couteaux, ont fait irruption dans la synagogue du quartier de Har Nof à Jérusalem-Ouest mardi 18 novembre au petit matin. REUTERS/Ammar Awad
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Jérusalem a été ensanglantée ce mardi par une attaque meurtrière dans une synagogue de la ville. Quatre Israéliens ont été assassinés à l’heure de la prière matinale, par deux Palestiniens qui ont ensuite été abattus par les forces de l’ordre. Un policier blessé pendant l'attentat a succombé dans la soirée à ses blessures. Depuis plusieurs mois, les violences se multiplient dans la ville sainte.

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C’est une sombre litanie qui s’écrit depuis plusieurs mois à Jérusalem. En juin dernier, trois jeunes israéliens sont enlevés et assassinés en Cisjordanie et immédiatement les violences se propagent à Jérusalem, avec l’enlèvement d’un jeune palestinien, qui sera retrouvé brûlé vif. En août, un Palestinien conducteur d’une pelleteuse attaque un bus, un Israélien est tué.

En octobre, deux morts dont un bébé, dans une attaque à la voiture bélier sur un arrêt de tramway, le conducteur palestinien est tué par la police. Le 5 novembre, deux Israéliens sont tués lorsqu’un Palestinien fauche des piétons au volant de son véhicule et attaque ensuite les passants à coups de barre de fer, il est abattu.

Le 16 novembre, un chauffeur de bus palestinien est retrouvé pendu, ses proches refusent de croire à un suicide et parlent d’un crime politique. C'est un climat empoisonné donc, jusqu’à cette attaque à l’arme à feu et à l’arme blanche dans une synagogue de Har Nof, un quartier religieux de Jérusalem-Ouest.

Un contexte marqué par les victimes de la guerre de Gaza

A ces violences commises à Jérusalem, s’ajoutent celles enregistrées à Tel-Aviv et en Cisjordanie ces derniers mois. Point commun entre ces attaques : elles ont toutes les apparences d’actes isolés, même si certains auteurs avaient des liens avec des organisations palestiniennes comme le Hamas ou le Jihad islamique. Cette inquiétante poussée de violence survient dans un contexte qui ne permet pas à la tension de retomber.

La guerre de Gaza et ses 2 200 victimes l’été dernier a laissé des traces. S’ajoute à cela la multiplication des incidents sur les lieux saints disputés de Jérusalem (Esplanade des Mosquées pour les musulmans / Mont du Temple pour les juifs), avec des heurts récurrents lorsque certains juifs se rendent sur ce site ultra-sensible en revendiquant le droit d’y prier ou même pour certains d’y bâtir un jour le Troisième Temple juif.

Autre cause des tensions : les annonces de constructions de nouveaux logements israéliens à Jérusalem-Est, la partie orientale de la ville, conquise et annexée par Israël en 1967 mais dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur Etat. Enfin, il y a aussi et surtout l’absence de perspectives politiques : les pourparlers de paix relancés en 2013 ont volé en éclat au printemps dernier. Aujourd’hui, rien ne permet d’envisager leur reprise.

Abbas pointé du doigt 

Comme à chaque attaque visant ses citoyens, Israël accuse le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de porter une part de responsabilité dans cette attaque. Cet attentat « est le résultat direct des incitations à la violence menées par le Hamas et Mahmoud Abbas », peut-on lire dans le communiqué publié par le Premier ministre  israélien Benyamin Netanyahu après l’attaque de ce mardi. Le chef du gouvernement israélien prévient que son pays réagira avec « une poigne de fer ».

Naftali Bennett, ministre israélien de l’Economie et chef du camp nationaliste-religieux qualifie Mahmoud Abbas de « terroriste en chef », malgré la condamnation prononcée par le président de l’Autorité palestinienne. Une voix israélienne contredit pourtant ce discours, celle de Yoram Cohen, chef du Shabak (Service de Sécurité, ex-Shin Beth) qui déclare que « Mahmoud Abbas n’incite pas à la violence ».

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