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Irak

Attaque d’Erbil: le sénateur français Bruno Retailleau témoigne

Vue aérienne de la ville kurde d'Erbil.
Vue aérienne de la ville kurde d'Erbil. Jim Gordon/Creative Commons
Texte par : RFI Suivre
2 min

Un attentat-suicide a eu lieu ce mercredi 19 novembre à Erbil, la principale ville du Kurdistan autonome irakien. Quatre personnes, dont deux policiers, ont été tuées lorsqu'un kamikaze a fait exploser son véhicule à un point de contrôle situé aux abords du siège du gouvernement local. Il n’y a pas, pour l’heure, de revendication mais il pourrait s'agir d'une attaque lancée par l'organisation Etat islamique. Le sénateur français Bruno Retailleau se trouvait à Erbil au moment de l'attaque, et même au siège du gouvernement local, peu de temps avant l'explosion. Il témoigne sur RFI.

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Le président du groupe UMP au Sénat, Bruno Retailleau, se trouvait mercredi sur les lieux de l’attaque-suicide à Erbil, quelques instants avant qu'un kamikaze ne fasse exploser sa voiture piégée, faisant quatre morts et une trentaine de blessés.

Le sénateur Bruno Retailleau (UMP)
Le sénateur Bruno Retailleau (UMP) Sénat

« Nous avions rendez-vous ce [mercredi] matin avec le gouverneur d’Erbil, nous l’avons rencontré pendant une petite heure, détaille Bruno Retailleau sur RFI. Ensuite, nous nous sommes rendus au siège des différentes agences de l’ONU et dix minutes après notre passage, juste à l’entrée du gouvernorat, une voiture bélier piégée a tenté d’entrer. »

« Il y a eu des échanges de tirs, et surtout, la voiture a explosé, [faisant] des morts et de nombreux blessés, poursuit le sénateur. Une deuxième voiture piégée n’a pas explosé. Les autorités recherchaient une troisième voiture. »

Pour le patron des sénateurs UMP, la délégation française n’était pas visée. L’attentat ayant eu lieu aux abords du siège du gouvernement local, il s’agissait plutôt du « symbole du pouvoir kurde ». « En réalité, l’explosion a eu lieu à peu près dix minutes, un quart d’heure après notre passage puisque pour rentrer dans le gouvernorat, on doit rentrer par une chicane, et c’est là que la voiture a explosé. »

Pôle de stabilité

L’attaque n’a pas été revendiquée. Mais les soupçons se portent sur les groupes jihadistes sunnites, et notamment sur l’organisation Etat islamique. « Les peshmergas [soldats kurdes irakiens, ndlr] sont engagés contre Daesh [le groupe Etat islamique], bien évidemment. Et les jihadistes voient dans les Kurdes un pôle de stabilité qui peut les menacer, d’autant que désormais, il y a un axe entre le gouvernement d’Irak et le Kurdistan », explique Bruno Retailleau.

Pour le sénateur, il ne fait aucun doute que le groupe EI a subi « un certain nombre de revers » et peut être tenté dans les mois prochains, non pas de changer de tactique, mais de perpétrer des attentats qui frappent l’imaginaire, les esprits, hors de zones de combat, et cela en plus de sa stratégie purement militaire. « Il faut s'attendre à tout avec ces gens-là. »

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