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Israël / Territoires palestiniens

Proche-Orient: Mahmoud Abbas de plus en plus isolé

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas REUTERS/Mohamad Torokman
Texte par : RFI Suivre
3 min

Le gouvernement israélien a approuvé, mercredi 19 novembre, la construction de 78 nouveaux logements à Jérusalem-Est, qui s'ajoutent aux 200 autorisés la semaine dernière. Cette annonce ne risque pas d'apaiser la situation, alors que Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, semble de plus en plus contesté depuis sa dénonciation de l'attaque de mardi contre la synagogue, attaque qui a causé la mort de cinq personnes en plus des deux assaillants.

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Avec notre correspondant à Ramallah, Nicolas Ropert

Mahmoud Abbas a été l'un des premiers à réagir à cette attaque. Il l'a condamnée avec la plus grande fermeté. Mais c'est l'un de ses alliés, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), qui a revendiqué l'attentat. C'est un sérieux revers pour le président de l'Autorité palestinienne. D'autant plus que le Hamas et le Jihad islamique, deux partis islamistes, se sont félicités de ce mode opératoire.

Mahmoud Abbas se trouve donc isolé sur la scène politique, mais aussi dans les esprits des Palestiniens. Il y a eu, à Gaza comme en Cisjordanie, des feux d'artifice tirés après l'attentat contre la synagogue. Sur Internet, le président Abbas est moqué et décrit comme un traître. Les appels à une nouvelle Intifada sont plus nombreux. Les affrontements entre jeunes Palestiniens et forces israéliennes dans les quartiers arabes de Jérusalem et en Cisjordanie sont quotidiens.

Reconnaissance de l'Etat de Palestine

Cette attaque est tombée au plus mauvais moment pour le président Abbas. Le Parlement espagnol s'est prononcé le soir même pour une reconnaissance de l'Etat de Palestine. L'Assemblé a voté à une large majorité en faveur. Mais cette escalade de la violence pourrait faire hésiter des députés français qui doivent eux se prononcer le 28 novembre prochain.

Le vote, là aussi, n'a pas valeur de reconnaissance, car le gouvernement doit trancher, mais c'est un premier geste. Les Parlements de Grande-Bretagne et d'Irlande ont fait la même démarche et on se souvient que le mois dernier, c'est la Suède qui a reconnu l'Etat de Palestine devenant le premier pays européen à faire une telle démarche depuis la chute du mur de Berlin. Décision saluée à Ramallah, mais largement dénoncée par Israël.


 ■ Abed Abou Jamal, père de l'un des assaillants : « C’est aux policiers israéliens d’abaisser les tensions »

Abed Abou Jamal, est le père de Oudaï Abou Jamal, un des deux assaillants de la synagogue. Interrogé par notre correspondante à Jérusalem Murielle Paradon, il explique le geste de son fils comme une réponse légitime aux provocations de juifs extrémistes sur l’esplanade des Mosquées. « Dieu merci, on se sacrifie pour la Palestine et al-Aqsa, explique-t-il. Tous les jeunes qui ont commis ces actes, c’était parce que les Israéliens ont touché à l’esplanade des Mosquées. Il ne faut pas toucher à notre chère religion. »

Pour Abed Abou Jamal, le fait qu’une synagogue ait été visée ne constitue pas en soi un acte symbolique. « Ce n’est pas le lieu qui compte. Les Israéliens entrent tous les jours sur l’esplanade des Mosquées. Ils tuent des gens. Tuer un gamin comme Mohamed Abu-Khader, ou le chauffeur de bus palestinien, étranglé par des extrémistes juifs, ça aussi ce sont des actes de terrorisme ! » Pour lui, la solution est entre les mains des policiers israéliens. « C’est à eux d’abaisser les tensions. S’ils ne laissaient pas entrer les juifs sur l’esplanade des Mosquées, les jeunes Palestiniens ne réagiraient pas comme ça. »

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