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Vidéo de l’EI: comment identifie-t-on les jihadistes?

Sur une vidéo de l'organisation Etat islamique, cet homme a été identifié comme étant Mickaël Dos Santos. Mais l'intéressé dément.
Sur une vidéo de l'organisation Etat islamique, cet homme a été identifié comme étant Mickaël Dos Santos. Mais l'intéressé dément. Reproduction de vidéo
Texte par : RFI Suivre
2 min

Mickaël Dos Santos était-il sur la vidéo publiée par l'organisation État islamique dimanche dernier ? La justice française semblait en avoir le cœur net, mercredi. Mais des sources au sein de l'organisation, contactées par RFI, ont démenti, tout comme l’intéressé lui-même. Des démentis à prendre avec prudence également, mais qui posent néanmoins la question de la fiabilité des identifications par les services de renseignement.

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Pour identifier des personnes sur une vidéo, il y a tout d'abord les témoignages des proches. Dans le cas de Mickaël Dos Santos, celui de la mère. « Sa mère l’a reconnu […] et elle est effondrée », a ainsi rapporté Jean-Charles Brisard, spécialiste français des affaires terroristes. Mais la violence des images et les possibles évolutions physiques de son fils peuvent altérer son jugement.

Autre moyen d’identification, les logiciels de comparaison faciale. Ils sont globalement fiables, quand ils peuvent l’être. « Tout dépend de l’image que vous arrivez à analyser. Si vous analysez uniquement un profil, avec une énorme barbe, un bonnet qui couvre le front, c’est plus difficile que si vous avez un visage de face sur un passeport biométrique ultramoderne, souligne Yves Trotignon, consultant au sein du cabinet Risk and Co, spécialiste des questions de terrorisme. Je n’ai pas le souvenir que l’image était si bonne que ça ».

Un défaut qui peut être compensé par un travail d'enquête. « Il faut se reposer sur le renseignement de longue haleine, sur les éléments techniques, sur éventuellement les connexions internet des uns et des autres, les appels téléphoniques pour savoir s’il a donné des nouvelles récemment, s’il est bien avec le groupe Etat islamique ou dans une katiba en Syrie ou en Irak… », détaille encore Yves Trotignon.

Mais dans le nord de la Syrie, ces informations sont très difficiles à obtenir. Car la situation sur place est particulièrement confuse : le groupe Etat islamique affronte les troupes du régime, mais aussi les autres groupes jihadistes... Des combats auxquels s'ajoutent les bombardements de la coalition.

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