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Iran / Nucléaire

Nucléaire iranien: Fabius et Kerry pour rassurer les voisins de l’Iran

John Kerry à Vienne, le 22 novembre 2014.
John Kerry à Vienne, le 22 novembre 2014. REUTERS/Heinz-Peter Bader
Texte par : RFI Suivre
3 min

A Vienne, les négociations se poursuivent pour tenter d'arracher un accord sur le nucléaire iranien avant lundi 24 novembre, date butoir des ces négociations. De source diplomatique occidentale, on est très pessimistes sur l'issue de ces négociations.

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Avec notre envoyé spécial à Vienne, Sami Boukhelifa

Hier samedi, la phase de négociations sur le nucléaire s'est accompagnée des consultations menées par le chef de la diplomatie française. Laurent Fabius a quitté Vienne pour Paris afin, dit-on, de rencontrer son homologue saoudien.

Le secrétaire d’État américain John Kerry est quant à lui resté dans la capitale autrichienne. Les Etats-Unis continuent d’espérer la conclusion d’un accord d’ici lundi, mais se laissent aussi désormais une porte de sortie. Ils examinent un éventail de nouvelles options, a reconnu samedi, pour la première fois, un diplomate américain. Toutefois, John Kerry ne peut pas se payer le luxe de trouver une nouvelle solution sans en parler à ses partenaires, aussi bien en Occident qu’au Moyen-Orient. Le secrétaire d’Etat américain a donc passé sa journée de samedi au téléphone ou en entretien avec les ministres des Affaires étrangères des pays du Golfe, mais aussi avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Il s’agit donc très certainement pour les deux responsables occidentaux de rassurer leurs partenaires au Moyen-Orient. Israël et les monarchies sunnites voisines de l’Iran ne sont officiellement pas parties prenantes dans ces discussions, mais ils sont très inquiets. Ils redoutent un mauvais accord qui donnerait à la République islamique la possibilité de développer un programme nucléaire militaire.

Tout se joue en coulisse. Certaines sources diplomatiques occidentales proches des négociations se disent très pessimistes. Il reste toutefois deux jours de pourparlers, et en 48 heures, beaucoup de paramètres peuvent évoluer. Mais une chose est presque sûre désormais : même si on parvient à un accord lundi à Vienne, ce ne sera pas un accord complet et définitif, mais un simple accord politique. Les détails techniques seront de nouveau négociés dans les prochains mois.

Pendant des années, l'Iran a enrichi de l'uranium en secret. Révélé par des opposants en 2002 ce programme nucléaire clandestin inquiète : l'Iran veut-il se doter de la bombe atomique en violation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires ? « Notre programme est civil et pacifique », assurent les dirigeants de la République islamique. Mais une bonne partie de la communauté internationale en doute.

Dès le début, les Européens se mobilisent : médiation réussie avec Téhéran qui accepte de suspendre ses travaux nucléaires. Mais en 2005, l'élection du président ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad ouvre une période de confrontation. L'Iran reprend et intensifie son programme malgré les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU auxquelles s'ajouteront ensuite des sanctions économiques américaines et européennes. Des années de tensions sur lesquelles plane le scénario cauchemardesque d’une attaque israélienne visant les installations nucléaires iraniennes.

Le tournant survient l'année dernière, avec l'arrivée d'un nouveau président en Iran. Hassan Rohani. L'atmosphère change autour de la table de négociations. Dès novembre 2013, un accord intérimaire est signé : suspension d'une partie des travaux nucléaires iraniens contre suspension de certaines sanctions internationales. Désormais, c'est un accord global qui est discuté, avec de lourdes implications en cas de réussite comme en cas d'échec.

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