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Koweit

Golfe: vers une protection à minima des employés étrangers

On dénombre aujourd'hui dans les six monarchies du Golfe plus de 20 millions de ces travailleurs étrangers.
On dénombre aujourd'hui dans les six monarchies du Golfe plus de 20 millions de ces travailleurs étrangers. DR

C'est une première dans les pays du Golfe : l'adoption d'un contrat minimum visant à protéger davantage les employés de maison étrangers. Cette mesure annoncée à l'occasion du Conseil de coopération du Golfe qui s'est tenu au Koweït pourrait bénéficier à plusieurs millions d'employés, dans les six pays concernés. Mais, selon les associations qui dénoncent les conditions de travail de ces migrants depuis des années, ce contrat minimum ne suffira pas à mettre fin aux abus.

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Le nouveau contrat prévoit notamment un jour de repos par semaine, un congé annuel, une limite de huit heures de travail par jour et le droit de vivre ailleurs que chez son employeur. Autant de mesures saluées par les nombreuses ONG qui réclament un statut et des droits pour les employés de maison dans les pays du Golfe. Mais ces associations demandent également l'abolition de la « Kafala », ce système de parrainage qui place les travailleurs étrangers dans les pays du Golfe à la merci de leur employeur.

« S’ils quittent leur employeur avant la fin de leur contrat, explique Rothna Begum, de l'ONG Human Rights Watch, ils sont susceptibles d'être arrêtés, d'être expulsés, et d'être interdits de séjour. Cela veut dire que ces employés de maison n'ont pas la possibilité de pouvoir porter plainte, en cas d'abus. Nous avons donc vraiment besoin de voir ce système changer radicalement avant que d'autres mesures puissent être mises en place pour la protection de ces employés de maison. »

On dénombre aujourd'hui dans les six monarchies du Golfe plus de 20 millions de ces travailleurs étrangers, dont une majorité d'origine asiatique. Parmi les abus dont ils sont victimes, les ONG dénoncent notamment le non-paiement de salaires et les confiscations de passeport, mais aussi des actes de maltraitance physique et des cas de travail forcé.

→ à (re)lire : 90 ONG et syndicats dénoncent la « kafala » dans les Etats du Golfe

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