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France / Territoires palestiniens

Reconnaissance de la Palestine: le débat est ouvert au Parlement français

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, lors du débat sur la reconnaissance de la Palestine ce vendredi 28 novembre à l'Assemblée nationale.
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, lors du débat sur la reconnaissance de la Palestine ce vendredi 28 novembre à l'Assemblée nationale. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après leurs homologues britanniques et espagnols, les députés français ont débattu ce vendredi matin de la reconnaissance de l'Etat palestinien. Le texte soumis aux députés par le groupe socialiste « invite le gouvernement à reconnaître l'État de Palestine en vue d'obtenir un règlement définitif du conflit » et juge que « la solution des deux États, promue avec constance par la France et l'Union européenne, suppose la reconnaissance de l'État de Palestine aux côtés de celui d'Israël ».

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L’hémicycle est clairsemé, une trentaine de députés seulement ce vendredi matin, mais la température monte très vite. Interpellations, protestations. « Mais moi je connais le droit international ! Pas vous ! » s'agace A la tribune l’UMP Claude Goasguen.

Sur la forme, une partie de la droite conteste l’initiative de la gauche. « Sauf à considérer que le Parlement français a vocation à se faire périodiquement plaisir en multipliant les vœux sur toutes sortes de sujets, la Constitution, ne donne ni à l’Assemblée nationale ni au Sénat, le droit de réécrire la diplomatie de la France » s'exclame le député Pierre Lellouche.

Le plus hostile à une reconnaissance de l’Etat palestinien est Meyr Abib, député centriste des Français de l’étranger : « Faut-il aujourd’hui un Etat palestinien, alors qu’il serait dirigé par un gouvernement à moitié corrompu et à moitié jihadiste ? La réponse est clairement non ! »

En fait, sur le fond la droite est divisée et une partie de l’UMP se range aux arguments de la gauche. Et quand Elisabeth Guigou, présidente socialiste de la Commission des Affaires étrangères, plaide pour les victimes civiles du conflit, elle obtient un large assentiment. « Le nouveau cycle de violences qui s’est ouvert cet été se poursuit sous nos yeux. Les principales victimes sont des civils innocents. Il faut que cela cesse ! Rester immobile c’est laisser le champ libre aux extrémistes qui ne nourrissent de la poursuite de la guerre ! »

Une conférence internationale pour la paix ?

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères est venu clore les débats et faire une annonce. « Il faut un accompagnement. Certains diront une pression de la communauté internationale pour aider les deux parties à faire le geste final indispensable et accomplir le pas ultime qui mènera à la paix, a déclaré le chef de la diplomatie française. Aux Nations unies, nous travaillons avec nos partenaires pour essayer, je dis bien essayer, de faire adopter une résolution du Conseil de sécurité en vue d’une relance et d’une conclusion des négociations, pour laquelle le terme de deux années est le plus souvent évoqué et le gouvernement français peut reprendre ce chiffre à son compte. Une conférence internationale pourrait être organisée afin d’appuyer cette dynamique indispensable. La France est disposée à en prendre l’initiative. Et, dira-t-on, si ces efforts échouent, si cette tentative ultime de solution négociée n’aboutit pas, alors il faudra que la France prenne ses responsabilités en reconnaissant sans délai l’Etat de Palestine et nous y sommes prêts ».

La résolution de l’Assemblée nationale devrait être largement adoptée mardi prochain par un vote solennel.

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