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Irak

Pétrole, sécurité, corruption: les succès du nouvel exécutif irakien

Forces spéciales irakiennes en action, le 19 juin 2014.
Forces spéciales irakiennes en action, le 19 juin 2014. REUTERS/Stringer/Files
Texte par : RFI Suivre
2 min

Fin de la querelle pétrolière entre Bagdad et les autorités du Kurdistan irakien : cela faisait plus d'un an que Bagdad et Erbil se disputaient autour de la gestion des ressources en hydrocarbures situées dans le nord du pays. Mardi 2 décembre, après des semaines de négociations, un accord a donc été trouvé ; il prévoit la livraison de plusieurs centaines de milliers de barils par jour au gouvernement irakien, en échange du versement de la part dévolue au Kurdistan dans le budget national. Un succès important pour le nouveau Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi.

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C'est sans doute la première grande victoire politique du nouveau Pemier ministre irakien. Avec cet accord, Haïdar al-Abadi récupère une partie de la manne pétrolière qui échappait à son gouvernement. En outre, il apaise à un moment crucial les velléités d'indépendance du Kurdistan. Enfin, et surtout, il réussit là où Nourri al-Maliki avait échoué.

Lutte contre la corruption

Moins de trois mois après sa nomination, ce n'est pas le seul dossier sur lequel Haidar al-Abadi parvient à se distinguer de son prédécesseur. Le nouveau chef du gouvernement a également marqué les esprits en limogeant une partie du commandement de l'armée irakienne, et en lançant une vaste campagne de lutte contre la corruption. Enfin sur le front militaire, l'armée semble avoir retrouvé un semblant d'efficacité : l'organisation Etat islamique ne parvient plus, en tout cas, à engranger les victoires, comme elle le faisait au mois d'août dernier.

Chantier de la réconciliation

Reste le chantier le plus important sans doute, celui de la réconciliation avec la minorité sunnite du pays. Depuis son arrivée au pouvoir, Haidar al-Abadi multiplie les rencontres avec les chefs de tribus sunnites qui se sont senties négligées et même bafouées par son al-Maliki. Il sait qu'il aura besoin de leur soutien s'il veut parvenir un jour à reconquérir les territoires dont se sont emparés les jihadistes.

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