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Liban/Syrie

Liban: Ras Baalbeck, village sous surveillance après la mort de soldats

Checkpoint de l'armée libanaise près de la ville de Ras Baalbeck où 6 soldats ont été tués dans une embuscade, le 3 décembre 2014, au Liban.
Checkpoint de l'armée libanaise près de la ville de Ras Baalbeck où 6 soldats ont été tués dans une embuscade, le 3 décembre 2014, au Liban. REUTERS/Mohamed Azakir

Paris a condamné l'attaque contre l'armée libanaise qui a coûté la vie à six soldats mardi soir, dans la région de la Bekaa, près de la frontière syrienne. Les militaires ont été pris pour cible alors qu'ils patrouillaient dans la montagne qui sépare le Liban et la Syrie, une zone aride où des combattants jihadistes se sont repliés depuis plusieurs mois. A Ras Baalbeck, village près duquel l'attaque s'est produite, les habitants s'inquiètent de voir la guerre se rapprocher de leurs maisons.

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Avec notre envoyée spéciale à Ras Baalbeck, Laure Stephan

Assad Ghabaan a les traits tirés. Dans la nuit de mardi à mercredi, Ras Baalbeck a vécu au son des combats dans la montagne, raconte ce responsable local du parti Kataeb. « La nuit a été très difficile, très dangereuse. Les habitants étaient terrorisés. On entendait le bruit des obus. Les hommes se sont mobilisés toute la nuit, pour aider l'armée si ça dégénérait jusqu'ici. Jusqu'au petit matin, on a monté la garde. »

Les hommes sont de plus en plus nombreux à organiser des rondes de nuit, armés, à l'intérieur de ce village chrétien. Selon le maire, Hicham Arja, les ultimes violences ont eu lieu à une dizaine de kilomètres de Ras Baalbeck. « Depuis l'été, dans la Bekaa, on est en état de guerre, entre l'armée et les jihadistes du Front al-Nosra et du groupe Etat islamique. C'est dans ce cadre que les derniers combats ont eu lieu. Mais Ras Baalbeck n'est pas en danger. L'armée boucle tous les accès vers le village dans la montagne. »

Sur sa télévision, Siham, une habitante, regarde défiler les noms des six soldats tués. Avec émotion, cette fonctionnaire témoigne d'un quotidien de plus en plus difficile : « Cela fait un an que la situation s'est dégradée dans la région, depuis que les jihadistes se sont rapprochés. On est tendus, car on se dit que ces combattants peuvent descendre à tout moment. Et on est surtout inquiets pour l'armée libanaise, ils sont en première ligne dans la montagne. »

C'est dans la région de la Bekaa qu'est aujourd'hui déployé le plus grand nombre de soldats libanais. Tous les abords des casernes sont fortifiés, alors que l'armée redoute de nouvelles attaques.

Funérailles, à Jabal Mohsen, du soldat Mohammed Suleiman tué lors d'une embuscade à Ras Baalbeck, au Liban, le 3 décembre 2014.
Funérailles, à Jabal Mohsen, du soldat Mohammed Suleiman tué lors d'une embuscade à Ras Baalbeck, au Liban, le 3 décembre 2014. REUTERS/Omar Ibrahim

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