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Réfugiés de guerre: quand l'humanitaire appelle à l'aide

Des Irakiens de la minorité Yezidi fuient les combats entre le groupe Etat islamique et l'armée irakienne dans la ville de Sinjar, le 11 août 2014.
Des Irakiens de la minorité Yezidi fuient les combats entre le groupe Etat islamique et l'armée irakienne dans la ville de Sinjar, le 11 août 2014. REUTERS/Rodi Said/Files
Texte par : RFI Suivre
2 min

Les Nations unies ont besoin de 16,4 milliards de dollars pour mener à bien leurs opérations humanitaires à travers le monde. L’appel lancé de Genève, lundi 8 décembre 2014, est le plus important jamais formulé par l’organisation internationale. La question des réfugiés syriens et de leur relocalisation est également au coeur des préoccupations.

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Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

Comment apporter vivres et secours divers à quelque 57,5 millions de personnes frappées par les conflits et dont les rangs ne cessent de croitre ? Nombre d’entre eux ont du quitter leurs foyers pour trouver des refuges précaires dans les pays voisins. Les crises frappent la Syrie, l'Irak, le Sud-Soudan, la République centrafricaine, la Somalie, l’Ukraine, le Yémen. La liste s’allonge à l’envi.

L'appel du PAM a été entendu

L’aide financière a plutôt tendance à se tarir au fur et à mesure qu’augmentent les besoins. « L'augmentation croissante des besoins dépasse notre capacité de réponse », a souligné Valérie Amos, secrétaire générale adjointe pour les Affaires humanitaires et la coordination des secours d'urgence.

L'appel d'urgence lancé la semaine dernière par le Programme alimentaire mondial (PAM) pour éviter la suspension de l'aide alimentaire aux réfugiés syriens a été couvert pour décembre, a par ailleurs annoncé Valérie Amos. Il était demandé 64 millions de dollars, or plus de 80 millions ont été recueillis à ce jour. Le PAM a été forcé, début décembre de suspendre, faute d’argent, les distributions alimentaires sur lesquelles comptaient 1,7 million de Syriens. Dans les mois précédents, le PAM avait déjà été contraint de réduire les rations de moitié.

Relocalisation des réfugiés

Les Etats limitrophes subissent de plein fouet les conséquences de cette guerre et cet afflux de population. Au Liban, en Jordanie, en Turquie. Plusieurs organisations tirent la sonnette d'alarme.

A ce jour, la communauté internationale s'est engagée à accueilli 2% des réfugiés actuellement présents dans les pays voisins de la Syrie. Il faudrait porter cet effort à 5% d'ici à la fin de l'année prochaine estime la trentaine d'organisations non-gouvernementales qui lancent un appel commun. « D'un côté, il y a de plus en plus de Syriens qui risquent leur vie en traversant la Méditerranée sur des bateaux de fortune, qui perdent leur vie, des enfants, des femmes, pour essayer de trouver refuge en Europe. De leur côté, il y a les pays voisins de la Syrie qui accueillent plus de trois millions de réfugiés. Ils n'en peuvent plus au bout de presque quatre ans de conflit et commencent à crouler sous la pression de cette population supplémentaire », explique Joëlle Bassoul travaille au Liban pour Oxfam, l'une des ONG signataires.

A titre d'exemple, ces dernières années la France s'est engagée à accueillir 500 réfugiés syriens, 90 pour le Royaume-Uni.

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