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Israël/Territoires palestiniens

Amnesty International accuse Israël de crimes de guerre à Gaza

Des habitants assis au milieu de ce qu'il reste de leur maison, dans l'est de Gaza, le 27 août 2014.
Des habitants assis au milieu de ce qu'il reste de leur maison, dans l'est de Gaza, le 27 août 2014. REUTERS/Suhaib Salem
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Israël responsable de crimes de guerre. Pour la première fois Amnesty International emploie ces termes pour dénoncer les exactions de l’armée israélienne. Les faits reprochés remontent à cet été lors de l’opération « Bordure de protection » menée contre la bande de Gaza. L’ONG accuse les forces israéliennes d’avoir délibérément ciblé des civils dans leurs maisons.

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Pour l’armée israélienne, l’opération de cet été contre Gaza avait un objectif : celui de détruire les positions du Hamas et de sa branche armée. Mais dans les faits, Amnesty International expose une toute autre réalité. Selon Philippe Luther, directeur Moyen-Orient de l’ONG, certains bombardements visaient juste à punir une population sans défense : « Pour nous, le déroulement des attaques, comme les déclarations faites à l'époque par des porte-paroles de l'armée israélienne, révèlent qu'elles ont été décidées à titre de sanction collective contre la population de Gaza, et donc ont été des crimes de guerre. »

Pour Philippe Luther, il est impératif de faire la lumière sur ces violations. Amnesty International demande d’ailleurs à ce qu’une commission d’enquête de l’ONU mène des investigations. Problème : les autorités israéliennes ne semblent pas disposer à coopérer. « Jusqu'à maintenant, les autorités israéliennes ne donnent pas l'accès à cette commission d'enquête, ni à Amnesty International, ni à aucune autre organisation internationale de droits humains». Amnesty International appelle également la Cour pénal internationale à juger les responsables de ces exactions. Entre juillet et août derniers, 2 200 Palestiniens ont été tués par les bombes israéliennes.

Israël rejette ces accusations de crimes de guerre formulées par Amnesty International. Emmanuel Nahschon, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, dénonce ce rapport. « Nous rejetons complètement ce rapport. Nous avons l'impression qu'Amnesty International est victime d'une machination palestinienne. C'est un rapport qui n'a aucun contexte, qui n'explique absolument pas quelles sont les raisons pour lesquelles Israël a dû attaquer certains bâtiments à Gaza »,a-t-il expliqué à RFIUn rapport qui ne signifie pas grand chose du point vue israélien et qui nie les victimes et la souffrance du côté israélien.

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