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Israël

Israël: une nouvelle loi sur l’immigration illégale encore dénoncée

Un rassemblement d'immigrés africains à Tel Aviv, le 7 janvier 2014.
Un rassemblement d'immigrés africains à Tel Aviv, le 7 janvier 2014. REUTERS/Ronen Zvulun
Texte par : RFI Suivre
1 min

Comme prévu, le Parlement israélien a voté sa dissolution en vue des élections anticipées du 17 mars prochain. Mais juste avant, le gouvernement a fait passer une nouvelle loi sur l’immigration clandestine. Une loi censée être moins restrictive que la précédente, retoquée par la Cour suprême israélienne, mais que les associations de droits de l’homme dénoncent.

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Avec notre correspondante à Jérusalem, Murielle Paradon

Les immigrés arrivés clandestinement en Israël pourront être emprisonnés durant trois mois avant d’être dirigés vers un centre de détention semi-ouvert, dans lequel ils pourraient rester jusqu’à 20 mois. La loi prévoit aussi une aggravation des sanctions contre les employeurs qui feraient travailler ces immigrés illégaux.

Les associations de droits de l’homme s’insurgent contre ce nouveau texte qui ne résout pas, selon elles, les problèmes de fond : les clandestins, essentiellement des Africains venus du Soudan et d’Erythrée, réclament l’asile et leurs demandes sont rarement examinées. Il leur faudrait aussi des permis de travail pour qu’ils puissent vivre dignement et qu’ils n’engorgent plus les quartiers pauvres du sud de Tel Aviv où les tensions sont fortes avec la population israélienne.

Mais le gouvernement ne l’entend pas de cette façon. Il veut avant tout pousser les immigrés africains dehors. Selon le ministre de l’Intérieur Gilad Erdan, il s’agit de préserver le caractère juif de l’Etat d’Israël. Avec les mesures répressives mises en place cette année, c’est plutôt réussi : plus de 6 000 immigrés clandestins seraient partis sur les 50 000 que compte Israël.

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