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L'ONU impuissante face à une Libye morcelée

Un militaire libyen monté sur un véhicule armé, à un checkpoint du centre de Benghazi, le 4 décembre 2014.
Un militaire libyen monté sur un véhicule armé, à un checkpoint du centre de Benghazi, le 4 décembre 2014. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le gouvernement libyen a annoncé mercredi 10 décembre son intention de lancer une offensive militaire pour reprendre Tripoli. Car depuis cet été et la prise de la capitale par les milices de la coalition Aube de la Libye, deux gouvernements coexistent : l'un non reconnu par la communauté internationale, installé par la force à Tripoli ; l'autre issu des élections et reconnu par la communauté internationale, réfugié à Tobrouk dans l'Est. Dans ce contexte, la mission de l'ONU pour la Libye tente toujours de relancer un début de dialogue entre les différentes factions.

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Cet été, les autorités issues des élections ont été chassées de la capitale par les milices de la coalition Aube de la Libye. Depuis, le gouvernement légal est réfugié à Tobrouk et son parlement siège sur un ferry grec au large de la ville, en raison du risque d'attentat.

La branche libyenne de l'organisation Etat islamique contrôle la ville voisine de Derna. Soutenu par d'autres jihadistes à Benghazi, le groupe EI combat les forces du général Haftar désormais soutenu par les autorités de Tobrouk.

A Tripoli, le gouvernement rival tient la ville d'où il a chassé les milices de Zenten partisanes de Tobrouk. De leur bastion de Zenten, ces milices ont fait décoller des avions de chasse MIG en novembre pour bombarder Tripoli. Les forces de l'Aube de la Libye ont également été visées en août par des raids de chasseurs émiratiens envoyés d'Egypte. Le gouvernement de Tobrouk menace de lancer une nouvelle offensive pour récupérer la capitale.

De son côté, Bernardino Leon, envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, tente de réunir ces belligérants pour un processus de paix. Mais Tripoli demande comme préalable à sa participation que la communauté internationale ne reconnaisse plus son rival de Tobrouk. En septembre, les premières discussions sous l'égide de l'ONU à Ghadamès ont été boycottées par les jihadistes et s'étaient soldées par un échec. Les Nations unies espèrent les relancer la semaine prochaine.

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