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Irak

Irak: privés de tout, les déplacés yézidis tentent de survivre

Des femmes et des enfants issus de la minorité yézidie dans le camp de Khanké, dans la province de Dohuk.
Des femmes et des enfants issus de la minorité yézidie dans le camp de Khanké, dans la province de Dohuk. REUTERS/Ari Jalal
Texte par : RFI Suivre
2 min

En Irak, la reprise du mont Sinjar est un espoir pour les milliers de déplacés yézidis originaires de cette région. Assiégé par l’organisation Etat islamique, le mont Sinjar est depuis quelques jours contrôlé par les peshmergas, les combattants kurdes. Les Yézidis, des monothéistes, ni musulmans, ni chrétiens ont été poussés à l’exode l’été dernier par les jihadistes. Depuis, cette communauté minoritaire est réfugiée dans le camp de Khanké, près de la ville de Dohouk, dans le Kurdistan irakien.

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Avec notre envoyé spécial, Sami Boukhelifa

Dans le camp de Khanké peu importe vers où se tournent les regards, il n’y a pratiquement que des personnes âgées et des enfants. Les jeunes filles, les jeunes hommes ont été enlevés à Sinjar par les jihadistes. Assise à même le sol, une vieille dame lave les vêtements de ses quatre petits-enfants. Ils sont tout ce qu’il lui reste.

« J’ai perdu ma fille et dix membres de ma famille, raconte-t-elle. Je ne sais pas où ils sont, nous n’avons aucune nouvelle. Je ne sais pas s’ils sont en vie ou s’ils sont morts. Regardez, nous sommes en train de mourir sous ces tentes. Nous demandons de meilleures conditions de vie, mais on ne nous donne rien. »

Ni eau, ni électricité, ni toilettes

A Khanké, il n’y a ni eau, ni électricité, ni toilettes, ni chauffage. Pour cuisiner, les réfugiés yézidis ont fabriqué des fours en terre où toutes les femmes se retrouvent pour pétrir puis cuire leur pain. Khokhé a 20 ans, elle est l’une des rares jeunes filles du camp : « Daesh nous a attaqués, mais nous sommes parvenus à nous enfuir, explique-t-elle. Ils nous ont tiré dessus avec des mitrailleuses. Nous nous sommes enfuis, mais regardez dans quelle situation nous vivons, nous n’avons rien. »

Les jeunes hommes yézidis enlevés par l’organisation Etat islamique ont quasiment tous été exécutés. Les jeunes filles, elles, sont devenues les esclaves sexuelles des jihadistes.

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