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Irak

Irak: évacuation par l'armée et les peshmergas de civils traumatisés

Un combattant peshmerga sur la route de Zumar, le 18 décembre 2014.
Un combattant peshmerga sur la route de Zumar, le 18 décembre 2014. REUTERS/Ari Jalal
Texte par : RFI Suivre
2 min

Cinq jours après avoir brisé le siège autour du mont Sinjar au nord-ouest de l’Irak, l’armée et les combattants kurdes continuent d’évacuer les civils bloqués jusque là dans cette région. Des milliers de familles chrétiennes et yézidies étaient menacées par les jihadistes de l’organisation Etat islamique. Et Amnesty international a mis en avant le cas des femmes yézidies agressées sexuellement par ce groupe jihadiste.

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Les Kurdes, appuyés par les frappes de la coalition internationale, ont réussi ces derniers jours à faire reculer le groupe Etat islamique dans la région du mont Sinjar. Une opération qui nécessite maintenant d’assurer la sécurité des populations et leur permettre de renter chez elles.

Selon Aymar Adnan, officier dans l’armée de l’air irakienne, tout est actuellement mis en œuvre pour sécuriser la région de Sinjar afin que les civils puissent retrouver leur maison : « Dernièrement, nous avons évacué 90% des familles du mont Sinjar. Avant la libération de Sinjar, nous étions obligés d’aller les chercher et voler à haute altitude pour ne pas être ciblés. Notre seul objectif était de secourir ces familles. »

« Désormais, ajoute-t-il, nous pourrons peut-être bientôt ramener ces familles chez elles. Je parle des Yézidis qui vivent dans ces régions du Sinjar proches de la frontière irako-syrienne. Ces familles qui ont été évacuées sont actuellement réfugiées dans ces camps. J’espère que bientôt, elles pourront toutes rentrer chez elles. Et à présent, la route vers Sinjar est ouverte. Les aides et les renforts peuvent parvenir jusqu’à Sinjar. »

Amnesty international dénonce la situation des femmes yézidies

Les Yézidis, minorité kurdophone non-musulmane, sont violemment persécutés par les jihadistes. Amnesty international parle de sauvagerie. Une sauvagerie notamment exercée à l'encontre des femmes yézidies, faites prisonnières par les membres du groupe Etat islamique. Elles sont échangées ou cédées comme un butin de guerre, soumises aux viols et à la torture.

Elles sont plusieurs centaines à subir cela, explique Donatella Rovera, responsable des crises et des conflits à Amnesty international : « Il s’agit de femmes et de fillettes, dont beaucoup de filles qui sont très jeunes - certaines si jeunes, 12 ou 13 ans. Elles ont été enlevées depuis le début du mois d’août dans la région de Sinjar et continuent d’être détenue pour la plupart d’entres elles. »

« Un petit pourcentage, environ 200, ont pu s’échapper d’une manière ou d’une autre et racontent les horreurs qu’elles ont vécus pendant qu’elles étaient prisonnières du groupe Etat islamique, dont les combattants ont abusé sexuellement de manière systématique, ont obligé à se convertir, ont obligé à subir des mariages forcés dans les zones qui sont contrôlées par les groupes Etat islamique. »

Le traumatisme des femmes réduites en esclavage est aggravé par le choc d'avoir vu leur famille décimée, des centaines d'hommes ayant été tués, et par la stigmatisation qui entoure le viol.

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