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Irak

Les chrétiens d’Irak préparent Noël dans leurs camps de réfugiés

Des chrétiens irakiens qui ont fui les violences à Mossoul, prient dans l'église de Mar Afram à Qaraqosh, dans la province de Nineveh, le 19 juillet 2014.
Des chrétiens irakiens qui ont fui les violences à Mossoul, prient dans l'église de Mar Afram à Qaraqosh, dans la province de Nineveh, le 19 juillet 2014. © Reuters/Stringer

Des milliers de chrétiens d’Irak s’apprêtent, ce 24 décembre, à célébrer le réveillon de Noël dans les camps de réfugiés à Erbil. Ces chrétiens originaires de Mossoul, de Ninive et de Qaraqosh ont dû tout abandonner l’été dernier pour sauver leur vie. Ils étaient menacés par les jihadistes de l’organisation Etat islamique.

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Avec notre envoyé spécial à Erbil,  Sami Boukhelifa

A l’entrée du camp de réfugiés chrétiens d’Ankawa, une crèche et un sapin décoré ont été dressés. C’est là que Remonda, une jeune mère avec son enfant dans les bras, a choisi de venir prier. Mais pour elle cette année le cœur n’y ait pas : « Si seulement on pouvait retrouver nos églises et nos maisons. Elles nous manquent trop. Aujourd’hui nous sommes pauvres comme l’était notre Seigneur Jésus. C’est vraiment dur mais l’essentiel c’est d’être réunis et d’être en famille. Que voulez-vous, c’est comme ça... Mais Dieu est bon. »

A côté de Remonda, Imad Haj Aziz, un homme âgé, acquiesce en écoutant les paroles de la jeune femme et tient à la rassurer. Pour lui, la tragédie que vivent les chrétiens d’Irak ne fait que renforcer leur foi : « Nous sommes un peuple pacifique. On a voulu nous nuire. Mais comme nous l’a appris Jésus, lorsqu’on reçoit une gifle, on tend l’autre joue ».

Pour Imad Haj Aziz, ce sont ces valeurs là que les chrétiens doivent transmettre à leurs enfants. A son petit-fils il demande, malgré les conditions de vie difficile, de préserver l’esprit de Noël.


« Un vibrant plaidoyer pour le dialogue interreligieux »

Patrick Karam, président de la Coordination chrétiens d’Orient en danger, revient sur l’importance du discours du pape François pour engager un dialogue entre musulmans et chrétiens en Orient :

« Ce qui me paraît important c’est le dialogue interreligieux, c’est un vibrant plaidoyer pour le dialogue interreligieux et le pape François a raison, il ne peut pas y avoir de chrétiens en Orient sans dialogue avec les musulmans, sans une entente avec les musulmans, sans une parfaite harmonie avec les musulmans. Et c’est ce que le pape s’emploie à monter au-delà de ce qu’essaye de faire le groupe Etat islamique qui est de diviser, de séparer, de créer des conditions de guerres de civilisations. Le pape essaye lui au contraire de rassembler, de montrer la voie et ce que les religions peuvent apporter en se rassemblant. »

→ A (RE)LIRE: Le Vatican face aux persécutions des chrétiens d’Irak

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