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Arabie saoudite

Arabie saoudite: justice antiterroriste pour deux femmes conductrices

Une femme monte dans un taxi à Riyadh. L'Arabie saoudite est le dernier pays à interdire aux femmes de conduire.
Une femme monte dans un taxi à Riyadh. L'Arabie saoudite est le dernier pays à interdire aux femmes de conduire. AFP PHOTO/FAYEZ NURELDINE
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Deux Saoudiennes accusées d'être rentrées par la route dans le royaume au volant de leur voiture, et qui étaient détenues depuis début décembre, ont été renvoyées devant un tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme. C'est ce qu'indiquent des militants locaux qui suivent leurs cas.

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L'Arabie saoudite est le seul pays au monde où les femmes n'ont pas le droit de prendre le volant. Cette fois, les autorités accentuent la pression sur les militantes qui osent défier le pouvoir.

Loujain Hathloul avait tenté de rentrer en Arabie saoudite depuis les Emirats arabes unis au volant de sa voiture. Maysaa Alamouni, une journaliste saoudienne résidant aux Emirats, était venue en voiture lui apporter son soutien. Elles ont été arrêtées, et accusées de braver l'interdiction de conduire pour les femmes. Elles seraient aussi poursuivies à cause de leur militantisme sur les réseaux sociaux. En les renvoyant devant un tribunal antiterroriste, les autorités du royaume envoient un signal clair pour mettre un terme aux campagnes des femmes revendiquant le droit de conduire.

Campagne « Conduire est un choix »

Depuis 1990, des dizaines de militantes défient le pouvoir et se filment au volant. Arrêtées par la police, certaines ont perdu leur emploi. En 2013, des militantes dont Loujain Hathloul ont lancé une campagne avec le mot-clef « conduire est un choix », afin que le 26 octobre, les femmes sortent massivement au volant pour interpeller les autorités.

Certaines avaient reçu des menaces et le site avait été piraté. Malgré cela, plusieurs ont continué à poster des vidéos, et ont été détenues quelques jours. En octobre dernier, elles ont relancé leur campagne. Le ministère de l'Intérieur avait prévenu qu'il appliquerait la loi à la lettre. La loi antiterroriste qui est invoquée considère tout rassemblement comme une tentative de renverser le pouvoir. Les deux accusées vont faire appel.

Sur les réseaux, les appels à la solidarité se mutliplient pour les deux Saoudiennes.

 

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