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Israël/Territoires palestiniens

Israël: l’adhésion à la CPI pourrait se retourner contre la Palestine

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a mis en garde la Palestine contre sa demande d'adhésion à la CPI.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a mis en garde la Palestine contre sa demande d'adhésion à la CPI. REUTERS/Amir Cohen
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Mercredi, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a signé une demande d’adhésion à la Cour pénale internationale (CPI). Les Etats-Unis ont aussitôt dénoncé son geste, estimant qu'il s'agissait d'une « escalade contre-productive » qui « alourdit le climat » avec Israël. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a pressé ce jeudi la CPI de rejeter la demande d'adhésion palestinienne en faisant valoir qu'elle émanait non pas d'un Etat, mais d'une « entité » liée, selon lui, à une organisation « terroriste ».

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Avec notre correspondante à Jérusalem, Murielle Paradon

Le Premier ministre israélien a mis en garde les Palestiniens : cette adhésion à la Cour pénale internationale (CPI) pourrait se retourner contre eux. « Celle qui a le plus à craindre, c'est l'Autorité palestinienne », a déclaré Benyamin Netanyahu. « L’Autorité palestinienne a formé un gouvernement avec le Hamas, une organisation terroriste, qui, comme l'organisation Etat islamique, commet des crimes de guerre. »

La presse israélienne, elle, estime qu’un cap a été franchi. Avec l’adhésion des Palestiniens à la CPI, les relations de Mahmoud Abbas avec Israël passent de tendues à clairement hostiles, écrit ce jeudi 1er janvier le premier site d’informations en ligne Ynet. Pour le journal de gauche Haaretz, le président palestinien a déclenché « l’option nucléaire ».

Enquêtes, mandats d’arrêt, poursuites

Dans les pires scénarios, Israël pourrait voir des officiers de l’armée soumis à une enquête, des mandats d’arrêt délivrés contre des entrepreneurs qui construisent dans les territoires palestiniens ou même des poursuites engagées contre des politiciens.

En campagne électorale pour les législatives de mars, les candidats israéliens vont se positionner, poursuit le journal Haaretz, avant de conclure : on verra ce qu’ils proposeront comme punition aux Palestiniens.

Une adhésion à double tranchant

Une fois leur adhésion actée, les Palestiniens pourront théoriquement engager des poursuites contre des Israéliens dans un délai de deux mois. Ces poursuites peuvent concerner toute personne soupçonnée d’avoir commis des crimes de guerre depuis 2002, la date d’entrée en fonction de la Cour.

Concrètement, cela veut donc dire que des soldats, des officiers de l’armée mais aussi des responsables politiques pourraient être jugés. On pense notamment aux trois guerres qui se sont déroulées à Gaza depuis 2008.

Mais dans les faits, c’est au procureur de la Cour de décider de l’opportunité d’ouvrir une enquête. Et l’arme de la CPI peut se retourner contre les Palestiniens : une fois qu’ils ont adhéré, eux-aussi peuvent être inquiétés par des poursuites de la part des Israéliens.

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