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Egypte

Egypte: un 4e anniversaire de la révolution sous très haute tension

La manifestation de l'Alliance populaire socialiste lors de laquelle une femme a été tuée samedi 24 janvier 2015, au Caire.
La manifestation de l'Alliance populaire socialiste lors de laquelle une femme a été tuée samedi 24 janvier 2015, au Caire. Reuters/Al Youm Al Saabi Newspaper
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’Egypte fête ce dimanche le quatrième anniversaire d’une révolution qui semble désormais très lointaine. Les autorités ont d’ailleurs décidé d’annuler toutes les célébrations cette année en raison des sept jours de deuil décrétés après la mort du roi d’Arabie saoudite. Autre décision symbolique prise il y a quelques jours par la justice égyptienne, la mise en liberté des deux fils de l’ancien président Hosni Moubarak, Gamaal et Alaa, qui avaient été condamnés en première instance à quatre ans de prison pour corruption. Ils sont désormais dans l’attente d’un procès en appel. Samedi, une manifestante a été tuée par la police en plein centre ville du Caire.

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Avec notre correspondant au Caire, François Hume-Ferkatadji

L’Alliance populaire socialiste, un petit parti issu de la révolution, avait décidé de défiler le 24 janvier, à la veille de l’anniversaire officiel, pour ne pas se trouver dans le même cortège que celui des Frères musulmans. Ses membres ont entamé une marche dans le centre ville du Caire, bravant l’interdiction de manifester, dans le but d’honorer les 800 victimes de la révolution et dans l’espoir de déposer quelques gerbes de fleurs place Tahrir.

Il n’a fallu que quelques minutes pour que la police n’intervienne et ne tue une femme de 35 ans, Shaimaa El Sabbagh. Son camarade, Abdel Hamid Nada témoigne quelques minutes après le drame : « Elle est allée voir la police, elle leur a dit : "Seulement cinq minutes, juste cinq minutes". Mais le général a dit : "Shout" (« tirez ! »). Après ça, on a vu Shaimaa par terre, affirme Abdel Hamid Nada qui dit avoir entendu le général donner l’ordre de tirer. La police est la même, il n’y a pas de changement, regrette-t-il. Ce sont les mêmes personnes depuis Moubarak. »

C’est donc dans un contexte très tendu que ce dimanche, les Frères musulmans comme une dizaine de mouvements appellent à descendre dans les rues contre le pouvoir en place. Les blindés de l’armée et de la police ont déjà pris position dans toute la capitale.

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