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Gaza / Israël

Inondations à Gaza: Israël dément être responsable

Evacuation des animaux dans le village innondé de Al-Moghraga, dans la vallée de Gaza, le 22 février 2015.
Evacuation des animaux dans le village innondé de Al-Moghraga, dans la vallée de Gaza, le 22 février 2015. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Gaza, certains endroits du territoire palestinien ont été inondés. Des centaines d'habitants ont dû quitter leur maison. Les autorités palestiniennes avaient accusé Israël d'avoir ouvert les vannes d'un barrage qui aurait fait déborder le fleuve qui traverse l'enclave palestinienne. Une version démentie par l'Etat hébreu. Selon un expert, il n'y a pas de barrage.

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Avec notre correspondant à Ramallah, Nicolas Ropert

L'eau est montée jusqu'à trois mètres dans certains endroits ce dimanche 22 février. Une crue soudaine du fleuve qui traverse Gaza a obligé plusieurs centaines de Palestiniens à quitter leurs maisons. La route principale de l'enclave palestinienne était même partiellement bloquée à cause de ces inondations.

Le ministère de l'Intérieur palestinien à Gaza a affirmé, dans un communiqué, qu'Israël avait ouvert les vannes d'un barrage qui retient habituellement l'eau afin de la déverser dans la Méditerranée. Les autorités palestiniennes ont accusé Israël de n'avoir pas prévenu sa population qui a été surprise par cette brusque élévation du niveau l'eau dans la vallée de Gaza.

Mais Israël a vigoureusement démenti ces accusations. « Il n'y a sur le Nahal Bessor (le nom du fleuve pour Israel, ndlr) aucun barrage qu'on puisse ouvrir ou fermer, il n'y a donc rien ni pour causer, ni pour prévenir une crue », a affirmé à l'AFP Nehemia Shahaf, chef de l'autorité du réseau hydrologique du Néguev. Une version confirmée par Dr Julie Trottier, spécialiste belge au Centre de recherche français à Jérusalem interrogée par l'AFP : « A ma connaissance, il n'y a pas de barrage du côté israélien et le terrain ne se prête pas à la construction d'un barrage ». Selon elle, avec les fortes précipitations, « les eaux ont monté et conflué ».

Six mois après la fin de la dernière guerre à Gaza, l'enclave palestinienne est encore dans une situation très fragile. Le blocus imposé par l'Etat hébreu perdure et la plupart des sommes promises par la communauté internationale pour la reconstruction n'ont pas été versées.

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