Egypte

Egypte: la guérilla ne faiblit pas dans le Nord-Sinaï

Un barrage de police contrôle les voitures dans le Nord-Sinaï, le 31 janvier 2015.
Un barrage de police contrôle les voitures dans le Nord-Sinaï, le 31 janvier 2015. AFP/STR

En Egypte, les forces de l’ordre ont annoncé samedi 28 février avoir tué 28 terroristes et en avoir capturé 16 dans le Nord-Sinaï. Un rappel de la violence au quotidien qui déchire cette province à la frontière avec Gaza depuis plus d’un an et demi. Une province où sévit notamment une organisation affiliée au groupe Etat islamique.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

La guérilla dans le Nord-Sinaï a commencé au lendemain de la destitution du président, Frère musulman, Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013. Les jihadistes affiliés à l’organisation terroriste Ansar Beit al-Maqdis ont dramatiquement intensifié leurs attentats contre la police et l’armée, mais aussi contre les civils. On estime à près de 300 les policiers et militaires tués dans le Nord-Sinaï sans compter une centaine de Bédouins décapités « pour collaboration avec l’armée ».

L’armée et la police ont dépêché de très importants renforts dans une région qui était démilitarisée du fait des accords de paix avec Israël. Un commandement unifié a été récemment créé et une zone tampon de plus de 500 mètres a été établie à l’ouest de la frontière avec Gaza.

Gaza d’où, selon un tribunal égyptien samedi, les terroristes reçoivent via les tunnels un soutien logistique de la part du Hamas. Les ratissages des forces de l’ordre ont fait près d’un millier de morts parmi les jihadistes dont certains sont venus d’aussi loin que la Tchétchénie.

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