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Syrie / ONU

Syrie: l'ONU échoue à instaurer une trêve à Alep

Un garçon marche parmi les décombres d'un quartier d'Alep, le 26 février 2015.
Un garçon marche parmi les décombres d'un quartier d'Alep, le 26 février 2015. REUTERS/Rami Zayat
Texte par : RFI Suivre
4 mn

C'est un coup dur pour la mission de Staffan de Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU en Syrie. Après des semaines de négociations et malgré les efforts déployés auprès du régime comme de la rébellion, le plan de trêve de l'ONU pour la ville d'Alep a été rejeté par l'opposition syrienne. Celle-ci réclame un accord global pour toute la Syrie, et non pas seulement pour Alep.

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Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

Réuni à Kilis, en Turquie, en présence du chef de l'opposition en exil Khaled Hoja, des dirigeants politiques et militaires hostiles au régime de Bachar el-Assad à Alep, ont rejeté le plan du médiateur de l'ONU en Syrie, Staffan de Mistura visant à geler les combats, dans la deuxième ville du pays. L'opposition syrienne n'a même pas attendu le départ du médiateur des Nations unies de Damas pour rejeter son plan pour une suspension des combats à Alep. 

Dans son communiqué rendu public ce dimanche, la Commission des forces de la révolution d'Alep rejette d'emblée le projet de trêve localisée, défendue par l'ONU. Cette Commission, réunissant opposants et membres de la société civile d'Alep, s'est constituée samedi à Kilis, en Turquie en présence du chef de l'opposition en exil Khaled Hoja, « pour annoncer sa position sur l'initiative de M. de Mistura ». « Le sang de nos frères à Deraa dans le Sud, dans la région de Damas, ou dans celle de Homs, n'est pas moins important que le nôtre », peut-on lire dans ce communiqué publié dimanche. Autrement dit, la rébellion refuse l'offre de cessez-le-feu à Alep, si une solution n'est pas trouvée dans l'ensemble du pays.

Les espoirs déçus de Mistura

Staffan de Mistura avait annoncé aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU, le 17 février, que le gouvernement syrien avait accepté de geler les raids dans la deuxième ville de pays pour une période de six semaines. Ce week-end, il se trouvait à Damas pour finaliser ce plan, qu'il espérait étendre à d'autres régions du pays, en cas de succès à Alep.

Depuis sa nomination au poste de médiateur de l'ONU pour la Syrie, en juillet dernier, Staffan de Mistura avait en effet tout misé sur cette idée : celle de conclure une trêve localisée, dans la ville d'Alep, avant de passer aux autres zones de conflit. Avec ce communiqué, c'est ainsi tout l'édifice bâti depuis des mois qui risque à présent de s'écrouler.

Un camouflet cinglant pour le médiateur de l'ONU

Les opposants ont non seulement rejeté le plan, mais ils ont annoncé qu'ils refusaient de rencontrer Staffan de Mistura, si ce n'est pas sur la base d'une solution globale du drame syrien, qui passe, selon eux, par le départ de Bachar el-Assad et de son état-major. L'opposition a critiqué les propos du diplomate, le 13 février à Vienne, selon lesquels le président syrien « faisait partie de la solution » à la crise en Syrie.

Staffan de Mistura n'a pas commenté les positions de l'opposition syrienne. Il a consacré les dernières heures de sa visite à Damas pour se rendre dans un couvent assyrien, près de la capitale, pour exprimer sa solidarité avec cette communauté chrétienne, dont 220 membres ont été enlevés la semaine dernière par le groupe Etat islamique, dans le nord-est de la Syrie.

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