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Irak

Irak: contentieux irako-américain autour de la bataille de Tikrit

Des combattants chiites combattent aux côtés de l'armée irakienne pour reprendre la ville de Tikrit, dans la province de Salaheddine
Des combattants chiites combattent aux côtés de l'armée irakienne pour reprendre la ville de Tikrit, dans la province de Salaheddine REUTERS/ Mahmoud Raouf
Texte par : RFI Suivre
2 min

Il y a depuis quelques temps des tensions entre les Etats-Unis et l'Irak à propos de la reconquête de certains territoires irakiens tombés entre les mains de l'organisation Etat islamique. La décision de l'Irak de reprendre Tikrit de lui-même, sans faire appel aux Etats-Unis est en train de créer des frictions entre Bagdad et Washington.

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Avec notre correspondant à New York, Jean-Louis Pourtet

Les Américains s'inquiètent de la composition des forces qui combattent les islamistes. Seule une fraction fait partie de l'armée régulière irakienne, le reste comprenant des membres des milices chiites et sunnites. Cela peut faire un mélange explosif, car si les deux groupes coopèrent en ce moment pour chasser les occupants du groupe EI, les chiites dans le passé se sont livrés à des massacres de sunnites.

D'autre part, Washington craint que les Irakiens ne soient pas prêts, et souhaiterait qu'ils continuent de s'entrainer avec les instructeurs américains, afin d'être mieux préparés au moment de reprendre Mossoul, beaucoup plus importante que Tikrit.

Gardiens de la révolution

Le nouveau secrétaire à la Défense américain Ashton Carter a démenti qu'une offensive puisse avoir lieu dès avril, comme cela avait été annoncé malencontreusement par un officiel du Pentagone. Une annonce qui avait irrité l'Irak. Son ministre de la Défense, Khaled al-Obeidi avait répondu sèchement que Bagdad déciderait du moment pour attaquer Mossoul.

L'autre inquiétude des Etats-Unis que partagent les Etats du Golfe, est la présence en Irak du général Qasem Soleimani, chef des forces spéciales des Gardiens de la révolution iraniens. Le général Dempsey, le plus haut gradé américain, a admis devant le Congrès que l'Iran pourrait jouer en Irak, un rôle positif. Mais l'administration Obama précise bien qu'il n'y a aucune coordination militaire avec Téhéran.

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