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Israël / Législatives

Législatives en Israël: les candidats misent sur Internet

La vidéo humoristique du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a coûté plus de 12 000 euros.
La vidéo humoristique du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a coûté plus de 12 000 euros. REUTERS/Nir Elias

En Israël, la droite et le centre-gauche sont au coude-à-coude dans les sondages pour les élections législatives de ce mardi 17 mars. La campagne bat son plein, une campagne particulièrement active et créative sur Internet où les candidats se mettent scène dans des vidéos humoristiques.

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De notre correspondante à Jérusalem

Loin des clips de campagne très institutionnels, en France par exemple, les candidats israéliens se mettent en scène dans des vidéos souvent avec humour. Parmi celles qui ont fait le « buzz », on trouve « Bibi-sitter ». « Bibi », le surnom du Premier ministre Benyamin Netanyahu, vient garder des enfants chez de simples citoyens israéliens. Le message est clair : moi je peux gérer des enfants, comme je peux gérer le pays, contrairement à mes adversaires politiques. Un petit film efficace, où l'on peut admirer les talents de comédien du Premier ministre, même s'il est permis de contester le fond du message.

De son côté, le leader du Parti travailliste Yitzhak Herzog a choisi l’autodérision. On l’entend dans un clip vidéo parler de son programme, sauf que les Israéliens auront noté que ce n’est pas sa voix. Il s’est fait doubler par une voix chaude, plus sexy que la sienne, qui est souvent qualifiée de voix de « canard, manquant de charisme ». Il se moque de son timbre de voix, jusqu’à déclarer à la fin de sa vidéo : « Le seul problème, c’est ma voix », sous-entendu : pour le reste, j'assure !

Le clip de Naftali Bennett, le dirigeant de la droite nationaliste religieuse, a également beaucoup plu. Il s’est déguisé en son ennemi juré pour mieux le fustiger, c'est-à-dire en jeune branché de Tel Aviv, avec une barbe et une chemise à carreaux, bien loin de son image en costume avec une kippa.

Selon le journal Haaretz, au moins la moitié des budgets de campagne ont été dédiés à Internet. La télévision fait moins recette. Sur la Toile, les candidats peuvent se renouveler rapidement et réagir à l’actualité. Par exemple, juste après la publication d’un rapport critique envers Netanyahu, des membres d’un parti ultra-orthodoxe se sont filmés sur leur téléphone portable pour donner leur réaction et ont envoyé leur clip sur les réseaux sociaux. Ça a marché et ça n’a rien coûté. Mais certaines vidéos sont tout de même plus chères, comme celle de « Bibi-sitter », qui aurait, selon le journal Haaretz, coûté plus de 12 000 euros.

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