Israël/Législatives

Législatives en Israël: un scrutin incertain pour Benyamin Netanyahu

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu est au coude-à-coude dans les sondages avec son principal concurrent, le travailliste Yitzhak Herzog.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu est au coude-à-coude dans les sondages avec son principal concurrent, le travailliste Yitzhak Herzog. REUTERS/Jonathan Ernst

Les élections législatives anticipées du 17 mars en Israël marqueront-elles la fin de l’ère Netanyahu ? Le Premier ministre israélien de droite, au pouvoir depuis 2009, brigue un troisième mandat consécutif, le quatrième de sa carrière puisqu’il a déjà occupé ce poste dans les années 90. Les derniers sondages indiquent que la liste de son parti est devancée par celle du centre-gauche.

Publicité

De notre envoyé spécial à Jérusalem,

Les sondages de ces derniers jours présentent plus ou moins la même tendance : 23 ou 24 sièges pour la liste de centre-gauche et 2 ou 3 sièges de moins pour le Likoud de Benyamin Netanyahu. Il existe 120 sièges de députés à la Knesset, le Parlement israélien. Pour former un gouvernement, il faut bâtir une coalition et donc trouver des alliés politiques. Et c’est là que ça se complique, car il y a à droite, à gauche et au centre plusieurs formations moyennes qui pourront prétendre devenir des partenaires incontournables du futur Premier ministre.

A ce stade, trois grands scénarios se dégagent. Premier scénario : Netanyahu obtient un score honorable et parvient à mettre en place une coalition avec des alliés forts, comme les sionistes du parti la Maison juive. Dans ce cas, il reste au pouvoir et entame le quatrième mandat de sa carrière. Deuxième scénario : la dynamique au centre-gauche se confirme. Et ses dirigeants trouvent des alliés suffisamment nombreux. Dans ce cas, les deux têtes de liste du centre-gauche, Yitzhak Herzog et Tzipi Livni, seront Premier ministre en alternance, ils l’ont déjà prévu et annoncé. Enfin, un troisième scénario semble de plus en plus envisageable ces jours-ci : une majorité introuvable qui conduirait les deux listes concurrentes à s’unir et à former un gouvernement d’union nationale, là encore avec des partenaires.

Benyamin Netanyahu admet désormais qu’il y a un risque de défaite, ce qui est aussi une manière de remobiliser l’électorat de droite. Il continue à brandir l’argument sécuritaire et affirme qu’un gouvernement de centre-gauche mettrait la sécurité du pays en danger. Dans un entretien au journal Jerusalem Post, qui sera publié vendredi 13 mars dans son intégralité, Benyamin Netanyahu assure qu’un gouvernement Herzog-Livni voudra un retrait d’Israël sur les frontières de 1967 et une division de Jérusalem. Il assure, en outre, que cet hypothétique gouvernement de centre-gauche acceptera un mauvais accord international sur le nucléaire iranien. Benyamin Netanyahu dénonce une « capitulation sur tous les fronts ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail