Nucléaire

Nucléaire iranien: les obstacles à dépasser pour un accord

Le Groupe des 5+1 et les responsables iraniens réunis à Lausanne, le 30 mars 2015.
Le Groupe des 5+1 et les responsables iraniens réunis à Lausanne, le 30 mars 2015. REUTERS/Brendan Smialowski/Pool

Les négociations se poursuivent à Lausanne pour tenter de trouver un accord sur le nucléaire iranien mais entrent dans une phase décisive. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a en effet quitté Lausanne mais devrait y revenir mardi 31 mars, date butoir pour un accord. Par ailleurs, le secrétaire d'Etat américain a annulé un voyage qu'il devait effectuer lundi à Boston. Les ministres des Affaires étrangères français et allemand annulent, eux aussi, un déplacement au Kazakhstan prévu demain. 

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Avec notre envoyé spécial à LausanneSami Boukhelifa

Dans le dossier du nucléaire iranien, le tout est de trouver un juste équilibre ! Tout d'abord, concernant les sanctions internationales qui frappent la République islamique : il y a les sanctions européennes, les sanctions américaines et les sanctions de l’ONU. Téhéran souhaitent qu’elles soient levées immédiatement. Les 5+1 parlent d’une levée progressive.

Ensuite, le stock d’uranium enrichi et le nombre de centrifugeuses dont disposent les Iraniens. Plusieurs options sont sur la table. La plus viable pour les grandes puissances serait de transférer les stocks en Russie et diviser le nombre de centrifugeuses par trois. Là encore, cette question est au cœur de négociations acharnées.

Et enfin, la durée de l’accord : s’il est obtenu, le programme nucléaire iranien sera soumis à un contrôle international mais pour combien de temps ? 15 ans, disent les 5+1, moins de dix ans, réclament les responsables à Téhéran.

Ce matin, les six diplomates en chef des grandes puissances, plus l’Iranien se sont encore retrouvés autour d’une même table. Ils n’ont pas encore abordé la question de la forme que pourrait prendre un éventuel accord. Ecrit ? Verbal ? Dimanche 29 mars, un diplomate européen confiait à RFI : « Quand on en sera à parler de la forme, cela signifiera que le plus dur est derrière nous ! »

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