Irak

Le Premier ministre irakien hausse le ton contre les pillards à Tikrit

Des miliciens chiites, le 2 avril 2015 dans les rues de Tikrit, au lendemain de l'annonce par le gouvernement irakien de la reprise de Tikrit après une bataille d'un mois contre les combattants de l'Etat islamique.
Des miliciens chiites, le 2 avril 2015 dans les rues de Tikrit, au lendemain de l'annonce par le gouvernement irakien de la reprise de Tikrit après une bataille d'un mois contre les combattants de l'Etat islamique. REUTERS/Ahmed Saad

Aidée par des milices chiites, l’armée irakienne contrôle depuis mardi la quasi-totalité de Tikrit, l’ancien fief de Saddam Hussein, qui était précédemment occupé par l’Etat islamique. Mais à présent, l’on craint des exactions contre la population sunnite majoritaire dans la région. Le Premier ministre Haïdar al-Abadi a appelé à éviter tout acte de revanche contre la population sunnite.

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Il est trop tôt pour savoir comment sont traités les habitants sunnites dans les zones reconquises par les forces gouvernementales et les miliciens chiites parfois avides de revanche. Mais à Bagdad, des députés sunnites ont interpellé le gouvernement de Haïdar al-Abadi sur des cas de pillages de maisons, de commerces, mais aussi de bâtiments officiels par ces mêmes miliciens chiites.

La pression parlementaire ainsi que celle des Etats-Unis et de l'ONU a contraint le Premier ministre à hausser le ton contre les éventuels pillards. Il a ainsi appelé à l'arrestation de toute personne qui commettrait de tels actes.

Un appel à la tolérance zéro qui a été relayé avant cela par les plus hautes autorités chiites du pays. L'ayatollah Ali al-Sistani avait ainsi déclaré que protéger les biens des personnes dans les zones reconquises était à la fois un devoir et aussi un moyen de ne pas se mettre à dos les populations sunnites.

Sur le terrain, les commandants des forces paramilitaires chiites démentent tout abus de la part de leurs hommes. D'ores et déjà, les ONG sont à pied d'œuvre pour documenter les exactions, semble-t-il nombreux et très graves, qui ont émaillé la longue bataille de Tikrit depuis juin dernier.

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