Yémen / Egypte

Yémen: sécuriser la mer Rouge, priorité de l'Egypte

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a présidé le sommet de la Ligue arabe, le 29 mars 2015, à Charm el-Cheikh.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a présidé le sommet de la Ligue arabe, le 29 mars 2015, à Charm el-Cheikh. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré samedi 4 avril que la participation égyptienne à la coalition conduite par l’Arabie Saoudite contre les Houthis au Yémen visait principalement à « sécuriser la navigation en mer Rouge en protégeant le détroit de Bab el-Mandeb ».

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Le détroit de Bab el-Mandeb contrôle l’accès sud de la mer Rouge. Toute menace contre le détroit affecte directement le canal de Suez, une des principales sources de revenus de l’Egypte. Dès le premier jour de l'opération « Tempête de la fermeté », l’Egypte a dépêché quatre bâtiments de guerre pour sécuriser le détroit. Une Egypte qui, du fait de la tiédeur de ses relations avec Washington, ne veut pas compter sur le bon vouloir des Etats-Unis.

L’intervention télévisée du président Sissi vise à faire face aux craintes exprimées dans des médias cairotes d’un enlisement égyptien au Yémen. Les Egyptiens ont gardé un très mauvais souvenir de leur précédente intervention au Yémen dans les années 1960. Des milliers de soldats égyptiens avaient été tués dans une guerre qui opposait les Républicains et les Egyptiens aux monarchistes soutenus par les Saoudiens. Même si les alliances ont changé, le traumatisme d’une intervention terrestre demeure.

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